Pontiac GTO 1968-1969 : guide d’achat, cote et pièges

Guide d'achat · 5 octobre 2026

Pontiac GTO 1968-1969 : guide d’achat, cote et pièges

Guide d’achat Nitro · New look

Les GTO 1968/1969 se remettent dans la course avec un nouveau style, mais la concurrence est de plus en plus féroce. Malgré tout iconique, la GTO reste un best-seller du genre…

Pontiac GTO 1968-1969 : histoire et versions

La Pontiac GTO fait peau neuve et présente une face avant à phares escamotables (en option, mais très répandus) avec un museau inspiré de la Firebird. À noter qu’il est réalisé dans une matière synthétique absorbant les chocs à faible vitesse, et qu’il est peint de la couleur de la caisse (une publicité de l’époque met en scène John Z. DeLorean – patron de Pontiac –, tentant de casser ce museau avec un marteau, sans succès). La partie arrière offre une forme semi-fastback, visiblement très en vogue pour le coupé hard-top ; tandis que le convertible est toujours disponible. L’habitacle est entièrement revu, avec les sièges baquets Strato. Le prix de base reste compétitif à 3 103 $, mais grimpe vite à 4 000 voire 5 000 $ avec les options. En modèle standard, on obtient le 400 ci de 350 hp, mais en option et sans supplément de prix, le 400 ci retrouve des basses compressions et un carburateur double corps faisant chuter la puissance à 265 hp… Dans la gamme de moteurs, on retrouve toujours les 400 ci déclinés en HO (High Output, hautes compressions, 360 hp) et Ram Air (360 hp également). En mars 1968, l’option Ram Air II fait son apparition, incluant des modifications au niveau de la culasse et des pistons, sans modification de puissance. Pour l’anecdote, beaucoup de clients reprocheront à cette nouvelle GTO une finition moins endurante et des couinements désagréables de-ci, de-là… Mais cela n’empêche pas la GTO d’être encore un best-seller dans sa catégorie avec plus de 87 000 exemplaires écoulés, dont près de 10 000 convertibles. Concernant la GTO 1969, le modèle semble un peu marquer le pas face à ses concurrentes plus populaires comme la Plymouth Road Runner ou la Chevrolet Chevelle SS. Une situation peu commune, car la GTO – première muscle car, rappelons-le – a toujours jusque-là bénéficié d’une certaine cote d’amour auprès des amateurs. La version HO disparaît cette année…

Pontiac GTO 1968-1969 : que vérifier avant d’acheter ?

Après avoir atteint les 400 ci pour 1967, les ingénieurs ont ensuite choisi d’affiner les moteurs de la GTO pour 1968, ce qui comprenait la modification des chambres de combustion, pour réduire les émissions. La grande majorité des GTO de 1968 (72 793) étaient équipées du moteur de base. Le premier sur le tableau des options était le High Output (HO) 400, avec un arbre à cames plus agressif et des collecteurs d’échappement à écoulement libre : recherchez les codes moteur WS et YZ lorsqu’ils sont installés respectivement avec des transmissions manuelles et automatiques ; un total de 10 564 ont été produits. L’étape suivante était le Ram Air 400, les codes moteur manuels et automatiques correspondants doivent être respectivement XS et XP. L’économique 400 codée XM a trouvé 3 273 clients, à vérifier aussi si vous voulez de la puissance, ce n’est pas celui-là qu’il faut prendre. Le dernier sur le tableau des options était le célèbre Ram Air II 400. Il s’agissait en fait d’un remplacement en milieu d’année du moteur Ram Air d’origine. Annoncé le 15 mars 1968 et disponible après le 1er avril, ce moteur à quatre boulons utilisait de nouvelles culasses à port rond R96A. Seulement 246 GTO ont été assemblées avec le Ram Air II (199 avec un manuel ; 47 avec un automatique).

La Pontiac 400 est facile à entretenir, à condition que vous n’ayez pas besoin d’un jeu de culasses Ram Air II, qui comptent parmi les composants les plus rares. La transmission standard était la robuste manuelle à 3 vitesses M13. Deux 4 vitesses différentes figuraient dans les options : la M20 longue et la M21 courte ; un moyen facile de distinguer les deux sont les deux rainures trouvées sur l’arbre d’entrée (M20) par rapport à la rainure unique sur l’arbre d’entrée (M21). Les moteurs Ram Air sont forcément montés en M21. Comptons aussi la M40 Turbo Hydra-Matic 400 (ou THM400), transmission standard du moteur Economy 400, optionnelle ailleurs.

Le plus remarquable était le nez Endura qui faisait office de pare-chocs avant : des problèmes d’alignement, de mauvaise adhérence de la peinture et de correspondance des couleurs ont été notés à l’époque, mais les acheteurs pouvaient également sélectionner l’option 674 pour installer un pare-chocs chromé conventionnel sur leurs GTO, complété par des calandres de style Le Mans. Les phares dissimulés n’étaient pas disponibles avec cette option. Le pare-chocs Endura en bon état d’occasion est difficile à trouver.

La grande popularité de la GTO signifie que, même aujourd’hui, les fournisseurs de pièces détachées continuent non seulement d’améliorer les pièces de reproduction existantes, mais également de compléter les manques. Pratiquement tous les panneaux extérieurs de carrosserie en acier ont été reproduits.

Pontiac GTO 1968-1969 : quel prix aux USA ?

Etonnant, les GTO 68/69 sont presque accessibles ! Une production assez conséquente fait qu’elle n’est pas rare et donc on peut faire jouer la concurrence entre les offres : de 45 000 à 60 000 $ pour un bel exemplaire en 400 ci standard. La plus chère est actuellement un convertible (plus rare) en boîte 4 à 85 000 $. Un peu gourmand…

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