Guide d'achat · 5 octobre 2026
Plymouth Superbird 1970 : guide d’achat, cote et pièges
Guide d’achat Nitro · L’oiseau dopé
Partant de la Road Runner, Plymouth l’adapte pour en faire une machine de NASCAR quasi homologuée route !
Plymouth Superbird 1970 : histoire et versions
En NASCAR, Dodge, titré en 1969, se repose sur ses lauriers pour 1970 et laisse Plymouth œuvrer pour contrer Ford cette année encore. Pour Plymouth, l’enjeu est double : devenir le nouveau constructeur champion et… récupérer Richard Petty. Le plus célèbre pilote de stock-cars a été pendant onze années le pilote de Plymouth jusqu’à la saison 1969 : désireux de se mettre aux commandes de la Dodge Daytona, Plymouth refusera de “prêter” son pilote au confrère. Du coup, Petty signera chez Ford en 1969 et mettra tout son talent au service du grand rival. D’où la création de la Superbird. La ressemblance avec la Daytona est évidemment frappante, pourtant les autos sont sensiblement différentes. Plymouth prend sa Road Runner comme “page blanche” et adopte la ligne aérodynamique de la Daytona. Voilà donc la Plymouth équipée du fameux museau pointu à phares escamotables sous lequel pend une petite lame. Sur le capot, les rétroviseurs sont carénés, tandis qu’à l’arrière un énorme aileron est installé, plus haut encore que celui de la Daytona ! Si la version compétition va parvenir à son but (rendre Plymouth champion NASCAR pour 1970), c’est avant tout la version “street” qui nous intéresse. En 1969, l’homologation en NASCAR n’exigeait que 500 exemplaires produits. Devant la dérive de la Daytona, véritable monstre de la route, les organisateurs du NASCAR décident pour 1970 de modifier les règles : il faut à présent un exemplaire par concession ! Ce qui pour Plymouth représente presque 2 000 unités ! Plymouth ne va donc pas hésiter à intégrer la Superbird dans sa gamme, en proposant plusieurs versions. La Superbird de série se pare d’un toit en vinyle noir, tout en rappelant sur les flancs de son aileron son origine Road Runner en arborant un sticker du fameux Beep-Beep. La motorisation standard est le 440 Super Commando à carburateur quatre corps de 375 hp. En option, on peut encore opter pour le 440 Six-Pack de 390 hp, ou, mieux, le 426 Hemi de 425 hp ! Côté transmission, c’est au choix la manuelle 4 vitesses ou l’automatique TorqueFlite. 1 935 exemplaires produits, dont 716 Six-Pack et 135 Hemi. 1970 sera la seule année de production.
Plymouth Superbird 1970 : que vérifier avant d’acheter ?
Étant donné que la Superbird est basée sur le Road Runner, de nombreux composants mécaniques sont partagés et disponibles pour les restaurateurs. Ces voitures rouillent aussi gravement qu’une Satellite 6 cylindres à quatre portes : en cela, elles n’ont rien d’exceptionnel. Le système de freinage n’est pas à l’abri des dommages. Des tambours arrière, des flexibles et des conduites de frein préformées sont disponibles. Il semblerait que les rotors avant soient plus difficiles à trouver.
Plymouth Superbird 1970 : quel prix aux USA ?
Au moment d’écrire ces lignes on en trouve trois à vendre : 239 995 $, 369 500 $ et… 798 500 $ (Hemi, 31 000 miles d’origine) ! Bon, on redescend sur Terre ?
Plymouth Superbird 1970 en images



À lire aussi : les autres guides Plymouth
- Guide d’achat Plymouth GTX 1967
- Guide d’achat Plymouth GTX 1968-1970
- Guide d’achat Plymouth GTX 1971
- Guide d’achat Plymouth Road Runner 1968-1970
- Guide d’achat Plymouth Road Runner 1971
- Guide d’achat Plymouth Duster 1970-1974
- Guide d’achat Plymouth ’Cuda 1970-1974
- Tous les guides d’achat muscle cars Nitro
Extrait du hors-série Nitro consacré aux muscle cars américaines.