Chevrolet Camaro 1969

Dragster · 28 mars 2025

Chevrolet Camaro 1969

Bois La crap CHEVROLET CAMARO 1969 Certaines caisses se distinguent des autres par un feeling déclenchant de violentes réactions cutanées que seuls les vrais amateurs de street machines savent apprécier. La Camaro 1969 de Bob Cabral joue dans cette catégorie Bad Ass surfant sur un côté ‘’Friday Night Drags’…

Bois La crap CHEVROLET CAMARO 1969 Certaines caisses se distinguent des autres par un feeling déclenchant de violentes réactions cutanées que seuls les vrais amateurs de street machines savent apprécier. La Camaro 1969 de Bob Cabral joue dans cette catégorie Bad Ass surfant sur un côté ‘’Friday Night Drags’’ qui lui va à ravir.

uleuse Racing in the street,

Chevrolet Camaro 1969 — photo 1

Interieur et habitacle

Le passage des vitesses est assuré par un shifter Turbo Action Chee- tah SCS. C’est ce genre de détail qui fait parler dans les cruisings, quand vous débarquez avec ce genre de montage. Les trois manos de température d’eau, de pression d’huile et de tem- pérature de boite sont placés sous l’emplacement de l’autoradio qui accueille désormais des switches. Le compte-tours AutoMeter Phantom est bien en vue avec sa Shift Light rouge pour la pression d’huile et jaune pour le passage des vitesses. Notez la puce du Shift Light éta- lonnée à 6 200 trs. L’intérieur est presque d’origine avec la présence de l’arceau 6 points démontable. Les harnais RCI bleus sont bien utiles en pleine charge lors des runs…

Sous le capot

S i tout ou presque a été fait sur les Camaro First Gen, il n’en reste pas moins que certaines tendances traversent les époques sans prendre une ride. Dans cette réflexion, on occultera volontairement le côté full stock cher aux amateurs de codes options et autres spécificités historiques sans parler des sacrosaintes Camaro ‘’française d’origine’’ ! Non, ici on va parler de leur côté politiquement incorrect pour les rendre encore plus performantes afin de faire mordre la poussière à tous les Bob Falfa du vendredi soir. En cette fin des années 60 où tous les constructeurs américains produisent de terribles machines de guerre, il y a toujours des plus malins que le Roi pour dépasser les limites que s’étaient infligées les ingénieurs de ces fameux constructeurs. Ainsi pour l’amateur de performance, l’envie de repousser les limites du temps entre deux feux rouges est plus forte que tout. Les speed shops et les performance centers sont alors le repère des accros de ceux qui veulent se distinguer sur les drag strips et les boulevards des zones industrielles désertées une fois la nuit tombée. Dans chaque ville des USA, il y des spots connus où les runs endiablés troublent le silence de la nuit avec des montées en régime à en réveiller les morts. Bob Cabral a découvert cet univers par l’entremise de ses deux cousins, Arsène et José. Habitant Montréal Nord, les deux cousins sont des acteurs très actifs du ‘’Street Racing’’ ou des sessions drag sur piste. Dans les années 70, les muscle cars sont encore légion et s’achètent pour des peanuts. Et à ce petit jeu-là, les Canadiens sont aussi férus de sensations fortes que leurs homologues américains en se tapant des runs tout aussi sauvages ‘’Mon Tabarnak’’… THE PROSPECT D’origine portugaise, la famille de l’ami Bob a changé de vie il y a bien longtemps pour goûter aux saveurs d’érable qu’offre le Canada. Tout petit, le minot a commencé à éduquer ses oreilles au doux son d’une mécanique 8 cylindres en V. Alors que le paternel Antonio pense à sa famille en possédant nombre de station wagons dont un break Chevy 1971 équipé d’un 454, les cousins Arsène et José sont branchés bagnoles comme les jeunes de nos jours qui sont scotchés sur leur foutu smartphone. À l’aube de son dixième anniversaire, le petit Bob admire José au volant d’une Trans Am Gold Edition flambant neuve dans sa fameuse couleur Solar Gold. Nous sommes alors en 1978 sur le plateau de Montréal et Bob est très fier quand ce dernier l’emmène pour une ‘’ride’’ en bon québécois ! C’est à cette époque-là que Bob contracte le virus. Comment aurait-il pu en être autrement en voyant débouler dans le driveway familial tantôt une Corvette 1969 427 ci 4 speeds ou une Dodge Challenger 1972 340 ci préparées pour le drag racing en mode street. Comme un véritable ‘’prospect’’, Bob apprend les codes et la mécanique en les observant bosser sur leurs autos. Alors que chez nous un jeune de 15 ans ne pense qu’à emballer Louisette sur sa mobylette pour être le Roi de la bande, notre ami qui n’a pas encore son permis de conduire se paye une Chevrolet Camaro 1976 en 1983. ROLLING BUSINESS CARD À l’obtention de son permis temporaire dès son seizième anniversaire, Bob qui n’est pas encore le ‘’Falfa’’ d’American Graffiti, se rend au collège Pearson de Montréal Nord avec sa F-Body. Voilà comment a débuté la passion de Bob Cabral pour les caisses US. Bien plus tard, il en a fait son BOB PART SUR LA BASE D’UN MOTEUR CHEVY 400 CI SMALL BLOCK DÉJÀ PRÉPARÉ QU’IL AVAIT DANS LES ENTRAILLES D’UNE CAMARO Z/28 1981.

Chevrolet Camaro 1969 — photo 2

Carrosserie et style

job au sein de son shop Bob’s Muscle Car situé au 1245 C Avenue Laplace à Laval. D’abord employé sous une autre appellation, notre prospect a racheté l’affaire en 2011 qu’il a su bonifier en réalisant de grosses restaurations sur des muscle cars mythiques comme une ‘Cuda Convertible Hemi 1970 ou une Pontiac Trans Am 1969. Le projet de cette Camaro avait débuté en 1998 comme un clone de Camaro COPO. Après une restauration méticuleuse, l’auto fait de nombreuses apparitions dans sa robe sleeper Dusk Blue avec sa mécanique big block fonte. Passé le temps des expositions statiques et des cars shows version ‘’chaise longue’’ et cooler rempli de munitions, l’envie de se tester sur le quart de mile se fait sentir. Pour cela, le gros bloc ne lui donnant pas satisfaction sur la piste, ce dernier est remisé. Bob part sur la base d’un moteur Chevy 400 ci small block déjà préparé qu’il avait dans les entrailles d’une Camaro Z/28 1981. Pour cela il reçoit l’aide précieuse et efficace de René et Gilles Lessard de RL Racing Engines à Mont Saint-Hilaire sur la Rives Sud. Les deux frangins s’occupent de l’assemblage du short block 406 ci qui passe automatiquement à 408 ci après un réalésage en 0.40’’. La base interne de ce moteur est composée d’un kit embiellage Eagle forgé avec des bielles 7’’ au bout desquelles sont arrimés des pistons Wiseco. L’arbre à cames Comp Cams sur Roller (700 Lift) actionne les grosses soupapes titane Mainley en 2.08 à l’admission et 1.70 à l’échappement. Pour la suite des opérations, Bob monte lui -même les culasses fonte retravaillées Bowtie GM Performance qui affichent 300 cfm au flow bench. L’actionnement des soupapes se fait par l’entremise de basculeurs Crane Cams au ratio 1.6 à l’admission et 1.7 en phase échappement. Le mélange air/essence transite ensuite par la pipe d’admission Dart qui accueille un carburateur Holley 850 cfm dont le précieux fluide est régulé par un régulateur de même marque. Les étincelles sont générées par un allumeur MSD Ignition tandis que les gaz brûlés s’évacuent par des collecteur Hookers en 1.7/8 relié à des silencieux Dynomax 3’’. La puissance arrive au pont 12 boulons Moser équipé d’un rapport 4.11 et suspendu par les lames d’origine renforcées par la pose des tractions bars. APPROCHE FRIDAY NIGHT DRAG Dans les plans de conversion de sa Camaro look Copo en bestiale machine Street and Strip, Bob tenait à lui donner cette petite touche comme le faisait les amateurs pour défier d’autres ‘’Street Machineux’’. Le côté low budget du look sleeper est conservé en montant des jantes tôles basiques qui donnent cette belle saveur incomparable ‘’Day Two’’ qui échappe aux novices ! Pour l’intérieur, l’ambiance mêle avec bonheur tous les ingrédients d’une bonne caisse ‘’Street n’ Strip’’ avec son bel intérieur standard bleu restauré et la présence de l’arceau 6 points démontable. Dépourvu de console, le levier Turbo Action Cheetah en impose avec son petit bouton rouge du Line-Lock situé sous la poignée en T. Cette dernière commande la boite auto TH400 ‘’Full Reverse Pattern’’ concoctée par Rudy Costenaro de chez Rudy Performance Shop. Avec son convertisseur à 4 500 trs, cette Camaro ‘’crapuleuse’’ envoie du pâté en 10.70 secondes et une vitesse terminale de 203 km/h. Une belle performance qui confirme l’expression de se méfier du look et des apparences ! LE CÔTÉ LOW BUDGET DU LOOK SLEEPER EST CONSERVÉ EN MONTANT DES JANTES TÔLES BASIQUES QUI DONNENT CETTE BELLE SAVEUR INCOMPARABLE ‘’DAY TWO’’.

Le projet du proprietaire

Le cœur de la bête est un small block 408 ci. Rien d’extraordinaire, mais des recettes éprouvées avec en cerise sur le gâteau un gros carbu Holley 850 cfm double pompe. Le flux d’essence est géré par le régulateur d’essence Holley fixé sur la joue d’aile droite. La pompe à eau d’origine et son hé- lice ont été rempla- cés par une pompe à eau électrique. Le look sleeper de cette Camaro 1969 est accentué par les jantes tôles Copo XT 7×14 chaussées en Goodyear Polyglas F70-14.

Chevrolet Camaro 1969 — photo 3

Cet article est extrait de Nitro #333, paru le 06/03/2025. Retrouvez tous les numéros sur la page Kiosque.