TUNING EUROPE

Le tuning est loin d’être mort aux USA : effet Fast & Furious oblige ! Et il faut bien admettre que la réglementation routière est tout de même bien plus permissive que chez nous… Cependant, les bases européennes ne sont pas énormément choisies localement. Et ce sont généralement les bases allemandes qui font le gros des troupes…

Le tuning est loin d’être mort aux USA : effet Fast & Furious oblige ! Et il faut bien admettre que la réglementation routière est tout de même bien plus permissive que chez nous… Cependant, les bases européennes ne sont pas énormément choisies localement. Et ce sont généralement les bases allemandes qui font le gros des troupes (BMW, Porsche en tête, VW en deuxième ligne…). Les hypercars type Ferrari ou Lamborghini font l’objet d’un autre marché…

OPEL MANTA, 1974 Jes Havlik, de HotRods by Havlik (on n’est jamais si bien servi que par soi- même…) présentait une auto exotique pour l’Amérique : l’Opel Manta première génération est considérée là-bas comme une mini- Camaro (ce qu’elle était à l’époque) et a même été diffusée sporadiquement aux USA en son temps. Une base intéressante pour qui cherche à faire quelque chose dont on parle. Havlik n’a pas loupé son coup : comme toujours, la caisse est désolidarisée du châssis, celui-ci faisant place à un élément sur mesure pouvant accepter la force d’un 582 ci Chevrolet. La Manta est ainsi devenue un impressionnant dragster pour le moins efficace, avec un quart de mile tiré en 8,5 secondes ! Dommage, la mécanique n’était pas dévoilée sur le salon… mais dépassait d’un peu partout de la voiture. (hotrodsbyhavliks.com)

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Finns Auto Restoration customise à la demande un peu de tout, mais avoue un faible pour les Pantera. Celle-ci appartient à Steven Yett et comporte davantage de modifications cosmétiques que mécaniques : ailes larges maison en tôle, prises d’air latérales, vitres latérales d’une pièce, spoiler maison, rétroviseurs de Camaro moderne, phares et feux led… Le V8 est toujours un 427 Ford, poussé à 575 hp. (finnsautorestoration.com)

E31, 1995 Le meilleur de BMW ? C’est ce qu’on pourrait penser devant le projet de Reyn’s Speed Shop (spécialiste BMW), baptisé 858 CSL. L’idée principale est d’avoir intégré tous les éléments châssis et mécanique d’une M5 E60 (V10 5,8 l – d’où le nom – de 630 hp, trains, suspensions, freins…) dans l’empattement plus court de la classique Série 8 E31. Des retouches esthétiques évoquant la M3 E30 et la M3 E46 CSL différencient la carrosserie, tandis que si le tableau de bord reste celui d’origine, il intègre une instrumentation électronique. DE TOMASO PANTERA, 1973

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VR6 Peu d’informations et c’est dommage à propos de cette Golf 2 sauvagement revue et corrigée sur le stand de Wagner Tuning (spécialiste en pièces hautes performances pour VW « water » et Porsche). La réalisation en revient à JP Performance (Allemagne) et Prior Design (Allemagne, constructeur de kits carrosserie), tandis que tout le style de la carrosserie style avion furtif F117 est signé Kyza. Le style extérieur ultra spectaculaire est à la mesure du bloc VR6 préparé et installé en position centrale arrière ! Encore une fois, la mécanique n’était pas dévoilée, il fallait regarder derrière les persiennes pour entrevoir les beaux conduits d’échappement dorés et les détails intérieurs. D’ailleurs, l’habitacle est totalement radical avec des baquets en tôle !

Schocking ?! Pas tant que ça, puisque ses jantes Brixton Forged Luxury Series LX01 Monoblock en 8×20 lui vont à ravir ! La vieille aristocrate anglaise a été construite par Bisimoto Engineering de Bisi Ezerioha (capable de créer des minivans de 1000 ch, des Porsche 911 gonflées avec des biturbos, mais aussi de procéder à des rétrofits, etc) et bénéficie d’une finition évidemment hallucinante. Pas d’infos sur la partie mécanique en revanche… (www.bisimoto.com)

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SHADOW, 1974 FIAT 500, 1965 Qui aurait cru trouver une petite Fiat 500 au SEMA Show ? C’est à The Dip Monkey Garage (Angleterre) que l’on doit cette évolution pour le moins « voyante » : au SEMA, il faut ce qu’il faut pour attirer les regards. Outre son visuel spectaculaire, sachez que cette Fiat est désormais animée par un bicylindre de Ducati 996 fort de 118 ch ! C’est 100 de plus que d’origine… (thedipmonkeygarage. myspreadshop.co.uk)

Sorensen Motorsports, une famille de pilotes de course, compte des pilotes professionnels et des frères et sœurs sponsorisés par l’Air Force, Amanda et Branden Sorensen, avec une étoile montante en la personne de leur jeune frère Camren. Originaires de Las Vegas, cette famille de pilotes fait preuve d’un esprit de compétition depuis l’enfance, tout en nourrissant une passion pour la mécanique et la construction de voitures de course. Branden et Amanda participent tous deux actuellement à la série Formula Drift. On pouvait voir au SEMA la BMW E92 d’Amanda qui n’a plus de l’allemande que la carrosserie : sous le capot, un V8 LS3 de 3 litres turbocompressé, avec transmission Andrew’s, différentiel Winters, embrayage ACT. Les belles jantes Enkei sont reliées à des suspensions Motion Control et les freins sont bien sûr du Wilwood.

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Voici un show car sur base BMW E30, gavée par un bloc S54 à turbo unique, fort de 570 hp ! C’est la dernière création d’Eliv Solis, un amateur mexicain passionné par le modèle : en bricolant sur le web vous trouverez deux précédentes réalisations, plus sobres, l’une grise, l’autre rouge. Déterminé à fabriquer la plus spectaculaire BMW E30 au monde et inspirée par Singer, Eliv a décidé de dépenser 170 000 $ et d’innombrables heures pour construire cette BMW E30. On a tout de même un avis mitigé sur la bête qui présente de très belles idées (l’intérieur full cuir est somptueux), comme d’autres un peu étonnantes (jantes avec logo Ferrari !). La voiture était présente sur le stand Valvetronic Design qui propose des éléments d’échappement et de soupapes hi-perf. (valvetronic.com)

Ce qu’on peut dire, c’est que le spécialiste Mercedes californien SL Klub LA ne fait pas dans la finesse ! N’allez pas le voir pour une restauration « full stock », ce n’est pas son truc : le préparateur- tuner est même du genre iconoclaste, puisque les 300 SL « papillon » hypertrophiées, swappées, bariolées sont un lot commun chez lui ! Au SEMA l’on pouvait voir sa deuxième réplique de la fameuse AMG « Cochon Rouge » qui a terminé 2e des 24 H de Spa en 1971 (première réalisation AMG de course, avec boîte auto !) – la première réplique était mue par un bloc C63 AMG moderne. Red Pig 2.0 n’en reste pas moins spectaculaire et étonnante, puisque celle-ci propose un habitacle non pas de course, mais ultra fini et confort (malgré la présence d’un arceau multipoints), intégrant des éléments AMG modernes, sellerie en peau retournée rouge et noire, et un volant carré ! On aimera ou pas, mais ça fait le show… (sklubla.com) MERCEDES 300 SEL 6.3, 1971

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BMW E30 V8 Cameron Cocalis est un jeune designer et custombuilder de Denver (Colorado) particulièrement prometteur : âgé d’environ 27 ans, cette BMW est sa deuxième réalisation (après une Toyota GT86 avec un V8 LS3) et se trouve particulièrement spectaculaire ! Au final, d’un cabriolet Série 3 E30 à la base, il ne reste pas grand-chose, une allure de carrosserie tout au plus… Normal, Cameron a repris intégralement la construction d’une plateforme-châssis spécifique pour y greffer la peau d’une E30 (et encore, les ailes avant et arrière sont maison, de même que la face arrière…). La structure tubulaire permet ainsi d’installer là où Cameron le voulait, les ingrédients pour une machine délirante elle aussi. Tous les panneaux sont maison et en tôle formée ! Le compartiment moteur est désormais occupé par un V8 LS modifié par Texas Speed avec compresseur pour une puissance annoncée de 1 500 hp… Le tout repose sur des magnifiques jantes Meister M1 3P sous une robe gris souris sobre du plus bel effet. Inscrite au concours Toyo Tires, comme 25 autres réalisations, cette BMW E30 V8 avait de quoi défendre ses chances.

E30 SINON UNE VAGUE SILHOUETTE !

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Texte Il faut le savoir, une Z4 GT3 de compétition peut rouler facilement sur routes ouvertes aux USA. Mais il y a mieux, la Z4 GT3 « préparée » par Gooichi Motors (Floride). C’est pour le compte d’un client, Jason Bacon, que cette Z4 démentielle a été réalisée. Gooichi Motors a ainsi développé toute une gamme de pièces hi-perf adaptées au moteur V12 de type M120 de chez Mercedes AMG ! Celui-ci peut ensuite être préparé suivant divers degrés (« de la rue à la course »), culasses, conduits, carter, électronique… Tout peut être revu de fond en comble. Ainsi, bon nombre de bases (japonaises, muscle cars modernes et pas mal de BMW) ont reçu le M120 Gooichi Motors ! Cette Z4 en Stage 3 développe ainsi 1 550 hp. Du coup, c’est presque un détail de parler de la boite séquentielle HGT Precision, des jantes Fifteen 52 Apex RSR, de la suspension Airlift et de l’habitacle entièrement modifié. (gooichimotors.com) BMW Z4 GT3, 2012

APR est un des grands spécialistes de la pièce hi-perf pour marques du groupe VW (VW, Audi, Bentley, Lamborghini…) aux USA. APR touche à tout : ECU, pièces moteur (turbo, admission, soupapes…), transmissions, freins, suspensions… Etait proposée en démonstration cette Golf R à 2.0 TSI, dont la pancarte estimait les puissances disponibles en trois stages APR de 398 à 543 hp ! (goapr.com)

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SUPER, 1959 Kindig It Design ne fait pas que dans la Corvette restomod, la Porsche 356 est aussi passée à sa sauce… mais discrètement : on dirait presque une voiture d’origine ! On remarque pourtant le droppage et les belles jantes larges dans l’esprit d’époque. Pas de commentaires sur la partie mécanique qui doit être simplement détaillée tout en conservant la plupart des éléments d’origine. VOLKSWAGEN GOLF R, 2022

« MIEUX » AUX USA. IL A GAGNÉ SON PARI…

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LaBrute est sans doute notre voiture préférée du SEMA 2024, en plein chauvinisme assumé ! Mais pas seulement, car cette Renault Dauphine (et oui, Renault en a exporté aux USA à l’époque…) est une pure dinguerie. C’est Justin Cashmore qui en est le constructeur et propriétaire, et la voiture est déjà bien connue sur le web. Justin a trouvé sa base dans la vallée d’Anza au sud de la Californie : du coup, la caisse extérieure est restée dans son jus, la teinte Bleu Sarcelle à peine patinée par quelques traces de rouille de surface. Le châssis et l’intérieur étaient en revanche en ruine. Qu’importe, Justin avait dans l’idée d’en faire une voiture « ultime ». Evidemment, on est de suite intrigué par les énormes extensions d’ailes, faites pour passer les jantes Enkei RPF01 montées en Toyo R 215×17. Une touche racing qui contrebalance la galerie chromée vintage de Golf 1 ! L’éclairage en led et le spoiler en aluminium achèvent de démontrer que cette Dauphine est définitivement bizarre. En se penchant sur les vitres, on aperçoit ainsi un moteur en position centrale arrière ! Il s’agit d’un Volkswagen BDF VR6 à 24 soupapes et d’une transmission à 6 vitesses tirée d’une VW Golf Mk4, et modifiée pour devenir une propulsion. Justin a construit tout un châssis spécifique pour l’ensemble. Ainsi la suspension est repensée de A à Z. La largeur de voie de la voiture est identique à celle de son donneur, et de l’extérieur, la nouvelle configuration n’est pas plus large que la Golf GTI 2003. Justin a découpé les tourelles de suspension de la Golf, les a converties pour accepter les joints Heim, ce qui a permis de construire une suspension à double triangle à l’avant et à l’arrière. D’anciennes barres stabilisatrices NASCAR ont été installées à l’avant et à l’arrière, et une paire de tiges de poussée et de levier de renvoi a été fabriquée pour chaque coin de la voiture. Les derniers composants : un jeu de quatre amortisseurs de moto Yamaha R1 associés à des ressorts Eibach. Avec un poids plume de seulement 900 kg, les gros freins Wilwood offrent une puissance de freinage immense. Les quelque 240 ch du VR6 sont suffisants pour s’amuser avec ce kart. À l’intérieur, Justin a eu la possibilité de passer de la conduite à gauche à la conduite à droite, tandis que l’instrumentation est assurée par un lecteur OBD2 wifi et une tablette Android en guise de tableau de bord. Un volant Renault moderne et des sièges Status personnalisés apportent la touche finale, comme la paire de leviers personnalisés (levier de vitesses et frein hydraulique électrique). Restait à trouver la place pour l’arceau cage… et remporter de nombreux prix dans des shows ! RENAULT DAUPHINE, 1960

PORSCHE 911, 1976 Malheureusement peu d’informations sur cette 935 réplica. Tout ce qu’on sait est que le concepteur est Darrin Johnson, que le flat 6 est gavé par deux gros turbos, que l’engin assure des sessions circuit régulières, et que tout le monde l’a photographié !

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Mais qu’est-ce que faisait cette 205 GTI équipée VHRS (extensions d’ailes Dimma ?) en immatriculation française au milieu du SEMA Show ?! On n’a pas pu glaner plus d’informations que ça, et elle se trouvait sur le stand EPAS Performance, spécialisée dans les directions assistées électriques…

Cette M2 était présentée par aFe Power, sérieuse entreprise qui développent des pièces hautes performances très ciblées : admission d’air (la spécialité), filtres à air, échappements, collecteurs, un peu d’électronique, radiateurs et systèmes de refroidissement… Pour des bases très précises : muscle cars récentes, japonaises sportives récentes, SUV et off-road américains de compétition, et les marques allemandes. Dont bien sûr BMW. Aussi, c’est une M2 G87 qui servait de vitrine sur le SEMA. Dans sa spectaculaire robe rouge orangée agrémentée d’un kit carrosserie AutoTechnik Dry Carbon Podium, la belle dévoilait la fameuse admission d’air « maison » dite Momentum, ainsi que la ligne d’échappement Power Mach Force-XP, un booster V3 power… Pour le châssis, aFE installait ses barres stabilisatrices reliées à un kit Eibach. Ajoutons des jantes HRE 528, des pneus Falken Azenis RT660 en 305×19 et voilà une allemande prête à tourner dans le prochain Fast & Furious… (afepower.com)

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Cet article est extrait de Nitro Hors-Série n°7, paru le 10/12/2024. Retrouvez tous les numéros sur la page Kiosque.

PRO-TOURING ET RACING

Là on est au cœur des muscle cars anciennes ou modernes, et des machines dédiées à la haute performance, que ce soit dans la rue ou sur circuit, ou sur piste de drags ! Les pro- tourings sont toujours très attendues au SEMA, car les délires mécaniques et aérodynamiques y sont toujours extrêmes… FORD MUSTANG, 1966 En…

Là on est au cœur des muscle cars anciennes ou modernes, et des machines dédiées à la haute performance, que ce soit dans la rue ou sur circuit, ou sur piste de drags ! Les pro- tourings sont toujours très attendues au SEMA, car les délires mécaniques et aérodynamiques y sont toujours extrêmes…

FORD MUSTANG, 1966 En passant devant le stand Vibrant Performance (pièces hi-perf extrêmes), tous les regards étaient tournés vers la Mustang Drift ultime présentée sur le stand – un chef-d’œuvre qui redéfinit ce qui est possible en ingénierie Drift. Chaque centimètre carré de cette machine spécialement conçue reflète le summum du savoir-faire de la marque, avec des composants de précision.Equipée d’un V8 double turbo VooDoo 5,2 l sortant 1 500 hp, cette Mustang qui n’en a plus que l’allure (châssis tubulaire unique) a été construite par NandoSA, DriftHQ et Mielke Motorsports : aucune dépense n’a été épargnée pour créer une Mustang qui ne se contente pas de dériver : elle domine. Cette voiture est plus qu’un produit phare pour Vibrant ; c’est un témoignage de la passion, de l’expertise et de l’innovation qui animent les équipes qui travaillent dans ce secteur très spécial qu’est le drift de haut niveau.

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eCharger – et son patron Jonathan Goodwin – est une société qui se propose d’hybrider « facilement » votre ancienne, d’origine ou non, mais à moteur thermique. Habituellement tout cela est assez compliqué, mais eCharger est parvenu à ajouter sans trop de complication technique un moteur électrique de Tesla à un 6,0 l LS. Certes, cela prend de la place, et il faudra parfois aménager une bosse sur le capot. De même, votre malle sera encombrée de batterie (200 miles à chaque charge), mais les avantages sont nombreux : baisse de la consommation, augmentation du couple, toujours la joie d’entendre un bon gros V8 surpuissant ! Cette Pontiac 57 cobaye a été soignée dans son look « perfo » et affiche de belles performances d’accélération. L’avenir des hot-rods passera-t-il par ce système ? En tout cas, eCharger estime la modification à seulement 5 000 dollars ! (echargersystem.com) PONTIAC CHIEFTAIN, 1957 VOILÀ UN CONCEPT DE VOITURE HYBRIDE QUI NOUS CONVIENT… LE V8 6 LITRES EST TOUJOURS LÀ !

CHEVROLET NOVA, 1968 C’est peut-être le drag le plus connu de la planète ! Pourquoi ? Parce qu’il appartient à Hannah Maloof, mécanicienne de talent, pilote qui n’a pas froid aux yeux, et célébrité universelle depuis qu’elle a sa série sur Netlfix ! On aurait voulu la rencontrer, mais elle n’était pas là… On s’est consolé en admirant Supernatural, son fameux drag. (hannahmaloof.com) PLYMOUTH BARRACUDA, 1969 Taper des records sur les lacs salés ! C’est Troy Trepanier qui a construit cette voiture mythique en 2006 pour ce pilote disparu cette année (on vous en a parlé un peu plus haut). Outre la caisse très profilée, le bloc Chrysler Hemi qui l’équipe sort 1 000 hp. Le record de l’engin ? 307 mph, soit 493 km/h !

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Heidts est un spécialiste des suspensions hautes performances. Aussi, il fallait sur le stand un engin à la hauteur. Ce fut la NovaX de Tim Buck construite par Zwygarts Hotrodz (Kansas City), et équipée des trains Heidts SuperRide II. Pour le workshop c’était le premier SEMA Show et il est parvenu à être dans le Top 10 du concours des constructeurs ! Il faut dire que la qualité de présentation est totale et super hi-tech. L’intérieur a été sous- traité chez Starline HotRod Interior. Le moteur est un LS3 pour environ 500 hp. Et il y a eu un gros travail de carrosserie dans le détail (par exemple les poignées de portes intégrées Kindig-It-Design).

CHEVROLET CAMARO, 1971 On aimera ou pas les dorures, mais encore très grosse qualité de présentation pour Camaro conçue par Vintage Fabrications Independence pour le compte de Matt Montineri. Le châssis est modifié maison, et un gros travail de carrosserie a été effectué comme en témoigne le spoiler spécifique. La grille de calandre a été faite par Alumicraft et vient en écho pour la couleur avec les jantes Forgline CF201 avec inserts en carbone de 18 pouces à l’avant et 20 à l’arrière. McLin Paintwork s’est chargé de la peinture Yachting Blue du nuancier Axalta. Vous voulez savoir ce qu’il y a sous le capot ? Un LS 427 double turbo de chez Nelson Racing avec boîte 6 vitesses Bowler Performance.

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PAUL MENTON, HOOSIER Depuis plus de six décennies, Hoosier Racing Tires accompagne les passionnés de course automobile en proposant des pneus à la pointe de la technologie, qu’il s’agisse de pistes ovales, de dragsters, de off-road, circuits, midgets, etc. Au SEMA Show, l’entreprise continue de marquer sa présence en dévoilant des innovations qui reflètent son histoire et son expertise unique. Paul Menton, vice- président des ventes depuis trente-cinq ans, nous en a dévoilé un peu plus sur l’histoire et les spécialités de la marque… Hoosier Racing Tires est le fruit de la détermination d’un coureur, Bob nNwton, qui souhaitait révolutionner les pneus de course. Avec une gamme de plus de 1 000 types de pneus, Hoosier est devenu le plus grand fabricant de gommes de compétition au monde. Aujourd’hui, l’entreprise continue d’innover pour satisfaire aussi bien les pilotes professionnels que les amateurs en quête de performance. Quand et comment l’entreprise a-t-elle vu le jour ? Paul Menton – L’entreprise a été fondée en 1957 par Bob Newton, un passionné de courses automobiles. Mécontent des performances des pneus de route avec lequel il roulait pendant les compétitions, il a décidé de créer ses propres pneus pour la course, lançant ainsi Hoosier. Nous célébrons donc bientôt notre 64e anniversaire ! Nitro – Quelle est la spécialité de Hoosier ? Paul Menton – À l’origine, Hoosier fabriquait uniquement des pneus de course. Mais, avec le temps, nous avons élargi notre offre. Aujourd’hui, en plus des pneus de compétition, nous lançons des gammes comme le Track Attack Pro, un pneu performant adapté à la ville. Nitro – Le Track Attack Pro a-t-il été spécialement conçu pour le SEMA Show ? Paul Menton – Pas exactement. Nous l’avons lancé en septembre dernier, mais nous l’exposons ici pour le faire découvrir à un public plus large. Nitro – Hoosier est revenu au SEMA après une longue absence. Pourquoi ? Paul Menton – En effet, cela faisait vingt ans que nous n’étions plus présents en tant que marque. Nous avions autrefois un pneu de route produit par Continental General et étions présent sur le salon grâce à cette entreprise. Aujourd’hui, nous sommes de retour pour montrer notre expertise complète : du mélange de caoutchouc à la fabrication sur-mesure de pneus de course, tout est fait en interne chez Hoosier. (hoosiertire.com) Texte Virginie Storck

CHEVROLET CAMARO, 1972 CETTE CAMARO EST AVANT TOUT CONÇUE POUR UN USAGE PISTE… EBC est une entreprise spécialisée dans le freinage type compétition, avec des pièces hautes performances de divers calibres pour nombre d’applications suivant les disciplines. Ainsi cette Camaro RS est la construction de l’émission américaine Power Nation et reçoit un traitement racing très prononcé, en témoigne l’énorme aileron arrière et l’habitacle dédié à un usage piste. Si on poursuit vers les dessous, on se rend compte qu’en réalité toute la structure a été repensée autour d’un arceau cage structurel… Vous pourrez détailler tout cela sur une vidéo de 4h26 mn dédiée à la construction de la voiture et disponible sur Youtube (tapez : Full Build Track dominating 700+ HP Classic Camaro) ! Si vous êtes un peu plus pressé, sachez que le bloc est un 440 ci Motown LS de chez Engine Power sortant 721 hp à 8 000 tr/ mn, via une boîte 4 vitesses Mid Valley. La suspenson vient de chez Umi Performance et les freins de chez EBC (étiers 6 pistons Apollo, plaquettes racing). Forcément.

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Voici Barbarric ! Une ‘Cuda qui sort des ateliers Salvaggio Design pour Marshall Gay. D’extérieur, on a l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose, juste une des meilleures muscle cars de la grande époque parfaitement restaurée. En fait, elle est équipée d’un V8 Hellephant de 1 000 hp (au moins…) assemblé par Gearhead Fabrications, associé à une boîte Tremec 6060 6 vitesses. Comme elle était sur le stand de cette marque, l’échappement est un Magnaflow Custom et la suspension une Detroit Speed 595, les jantes sont des HRE Custom. Tout le sous-ensemble est renforcé par un arceau et certains panneaux de carrosserie sont en fibre. Elle cache bien son jeu… (salvaggiodesign.com) PLYMOUTH ‘CUDA, 1971

Non, ce n’est pas une sortie de grange d’une Dyatona bientôt restaurée ! Ce n’est même pas une vraie Daytona, mais une Charger maquillée… Cette voiture a tourné dans un nanard en 2001 intitulé Joe Dirt. Une histoire à dormir debout avec pas mal de muscle cars et des gags à deux balles. Il n’empêche que le héros du film, Joe Dirt, à défaut de pouvoir s’offrir une Plymouth GTX orange full stock parfaite, se retrouve à acheter pour 450 dollars cette semi-épave de Daytona avec un seul phare fonctionnel, une caisse pourrie et usée, et un intérieur customisé avec mauvais goût dans les années 80 ! Heu… Même à 450 dollars je la prends… D’autant qu’elle s’est vendue en l’état 337 000 dollars à une vente Barret-Jackson ! DODGE CHARGER, 1970

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Son expertise est mise en valeur sur la scène internationale en tant que mécanicienne principale de la série Netflix Car Masters : Rust to Riches, qui en est maintenant à sa sixième saison. Ses alliances professionnelles comprennent des partenariats avec des géants de l’industrie tels que MagnaFlow, Mickey Thompson Tires, Classic Industries et Saleen Automotive. À 34 ans, la belle Constance Nunes a déjà dix-neuf ans d’activité derrière elle ! CONSTANCE NUNES, BABYSTANG

Le parcours de Constance Nunes a commencé dans sa jeunesse, immergée dans la culture automobile du garage de son père et dans l’atmosphère compétitive du Los Angeles County Raceway (LACR). Sa passion de jeunesse s’est transformée en une carrière professionnelle où elle a perfectionné ses compétences dans certains des meilleurs ateliers et concessionnaires automobiles du sud de la Californie, notamment BMW, Audi, Acura et Ford, où elle a excellé dans les services après-vente et en tant que directrice des produits de rechange. Aujourd’hui, Constance est reconnue comme l’une des principales sommités en matière de restauration de Mustang anciennes, et notamment son emblématique Babystang, une 64 ½ restaurée à la perfection. Sur le stand OER du SEMA Show 2024,

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elle présentait Miss Calypso : rien moins que cette Mustang Boss 429 de 1970, un des rares 89 exemplaires peints dans la couleur Calypso Coral d’origine. Constance l’a entièrement restaurée dans sa configuration strictement d’origine, l’auto appartenant à la même famille depuis 1979 (33 000 miles d’origine). Bravo Constance et happy to have met you… LA BELLE ET LA BÊTE, OU CONSTANCE ET LA BOSS 429 !

Sobre mais très classe cette Coronet. Construite par Superior Quality Rides and Restorations pour Bo Schulz, elle a ce qu’il faut où il faut : bloc 6.2 Hellcat à compresseur, boîte Tremec 6 vitesses, échappement Magnaflow fait sur mesure d’après un dessin Kindig-It-Design, freins Wilwood avec ABS, éclairage led… Même les détails sont beaux : poignées de portes intégrées, rétroviseurs RingBrothers, compteurs numériques Dakota, jantes Billet Specialties. On achète. (superiorqualityrides.com)

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Staga voulait faire quelque chose de différent avec Furioso, nom de la Chevelle SS 67 ici présente : la découpe de peinture plaira ou non, de même que l’aspect un peu trop racing (stickers, spoiler « grossier »…). Qu’importe, elle a de la gueule. « Nous sommes principalement ici pour montrer que nous avons la capacité de faire du scannage 3D, de fabriquer des prototypes, de l’outillage et des processus de fabrication », a déclaré le porte-parole de Staga. La Chevelle arbore un « capot réfléchissant en fibre de carbone cuivre, des ailes, un pare-chocs avant, un pare-chocs arrière, un tableau de bord et un coffre en carbone aussi », a écrit Staga sur sa page Insta. En revanche pas un mot sur la grosse prépa mécanique, donc on ne vous en dira pas davantage ! (stagamotorsports.com)

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Culte depuis sa naissance – elle était dans les années 80 la seule vraie muscle car du marché ! -, la GN puis GNX convient désormais très bien à un traitement pro- touring de bon aloi. Dutchboys Hotrods s’est donc emparé du projet pour leur client, Angelo Vespi, avec ce projet gréé d’un 427 ci LS7 de chez Mast Motorsports (transmission Bowler 4L80E) avec injection Holley, freins Baer. Le châssis est retouché au niveau des berceaux avant et arrière (quatre tirants à l’arrière) et la caisse reçoit des extensions d’ailes en tôle. L’intérieur a été composé par Avant-Garde, la peinture reste noire comme à l’origine mais avec une texture de chez BASF. Les jantes sont des 20 pouces en trois parties de chez Greening Auto Company. Simple. Beau. Comme quoi, les youngtimers américaines peuvent aussi être de chouettes bases… (dutchboyshotrods.com) BUICK GRAND NATIONAL, 1987

FORD MUSTANG, 1989 La preuve à nouveau que les youngtimers de la fin des années 80 se prêtent bien à un traitement pro-touring avec cette « Fox » sur le stand Holley. Le V8 Ford est passé à 363 ci, évidemment avec toute une injection Holley (boîte Tremec TKX). Tout le reste est composé de pièces du groupe Holley ou de collaborateurs de la marque : suspension complète de chez Detroit, encore des pièces mécaniques de chez Holley et Quick Time, filtres et fluides de chez Earl’s, shifter Hurst, échappement Flowmaster, sièges FIA RaceQuip, harnais Simpson, jantes en 18 pouces Rocket. C’est à copier, au moins pour le look qu’on peut approcher sans trop d’effort (pas de gros travail de carrosserie).

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« Notre objectif avec Doughboy était de créer un véhicule qui non seulement fait tourner la tête mais offre une expérience de conduite différente de toute autre », a déclaré Riccardo Salatino, constructeur principal de Blazin Rodz. Objectif atteint : cette Chevelle délirante était clairement l’une des très grosses vedettes du SEMA. Doughboy, c’est son petit nom, développe 2 800 hp à partir d’un big block Brodix 540 construit par ACE Racing Engines avec induction forcée de deux turbos Precision 8385 Next Gen ! 2 800 hp ! Dans la rue ! On serait même presque tentés de dire – pour une fois… – « pour quoi faire ? » ! Le moteur a été reculé de 15 pouces dans la cabine, améliorant l’équilibre du châssis pour une maniabilité optimisée sur piste. Le tout repose sur un châssis Art Morrison hautement modifié avec la géométrie de suspension avant indépendante de la Corvette C7, renforcée pour supporter la puissance massive. La suspension avant et arrière entièrement personnalisée est fabriquée avec une unité CNC à cinq axes utilisant de l’aluminium 7075-T6 et utilise des rotules uniball. Les amortisseurs hélicoïdaux hydrauliques JRI permettent un réglage précis, améliorant ainsi la capacité de la voiture à s’adapter aux différentes conditions de conduite sur route et sur piste. VU comment le spoiler est bas, de toute façon, on ne voit pas comment l’engin pourrait rouler ailleurs que sur du billard ! Conçue avec l’esthétique d’une voiture GT Cup, la voiture a été conçue, fabriquée et assemblée en interne en utilisant 35 pièces CNC personnalisées et imprimées en 3D : « Utiliser toute la technologie, entre l’impression, l’usinage et la modélisation CAO, nous a vraiment permis de s’affranchir de toutes les limites. Beaucoup de choses sur la voiture, si c’était fait à la main, seraient si longues, et coûteraient tant que ça n’aurait pas de CHEVROLET CHEVELLE, 1970 sens », a expliqué l’ingénieur « maison » Spencer Tanner. Doughboy a reçu le prix de Best Engineered Vehicle of the Year. Vous pouvez maintenant regarder l’intégralité de la construction sur «BlazinRodz : The Series» sur YouTube.

! VOILÀ LA PUISSANCE DISPONIBLE SUR CETTE CHEVELLE DONT ON RECONNAÎT À PEINE LES FORMES, COMPTE TENU DE LA LARGEUR DE SES VOIES.

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On continue dans la finesse avec cette Trans Am hypertrophiée qui l’hiver doit servir de chasse-neige, vu la taille de la pelle à tarte qui traîne devant ! Cavan et Russell Cameron sont les propriétaires – fls et père – et constructeurs de cette bête, mi-pro touring, mi-indy car… Passionné de mécanique et de pilotage depuis toujours, Russell a commencé à courir en off-road en 1983, avant de passer à l’indy car en 1990 en tant que mécanicien de teams de pointe. Père et fils ont entamé la construction d’Hammerhead (et oui…) en 2020. Le châssis est une création tubulaire unique qui reçoit le 400 ci Concept Performance LSR biturbo de 1 800 hp, et la boîte six vitesses séquentielle. Le moteur est très en retrait et rentre au-delà de la cloison pare-feu habituelle, de fait les commandes sont reculées. Vous vous demandez peut-être pourquoi le moteur est placé près du centre du châssis, la réponse est simple : la suspension IndyCar prend toute la place en amont dans le compartiment « moteur ». Lorsque le capot est enlevé, on voit d’abord les bras de suspension, les composants de direction, la barre antiroulis. Les amortisseurs montés horizontalement sont des Ohlins TT-44 avec ressorts Hyperco. Forgeline a construit un ensemble personnalisé de ses roues en aluminium forgées TA3R pour s’adapter aux dimensions IndyCar. Hammerhead roule sur des dimensions en 18×10 à l’avant et 18×14 à l’arrière, enveloppes Michelin Pilot Sport Legends Competition Slicks. Freins Brembo à six pistons aux quatre coins. 12 000 heures de travail plus tard, le résultat est là… PONTIAC FIREBIRD TRANS AM, 1973

MERCURY COUGAR, 1970 Tiens, une Cougar ! Elles ne sont pas nombreuses au SEMA (en a-t-on vu d’autres ?). En tout cas, celle-ci est plutôt bien servie, avec un bloc Ford 4.6 Terminator sous le capot tout moderne relié à une boîte Tremec T-56 6 vitesses manuelle. C’est le constructeur de la voiture, Painthouse (à Cypress, texas) qui a dessiné et réalisé l’échappement inox sur mesure. Et c’est encore la même boîte qui a effectué la peinture dans sa teinte Short Bus Pearl bien dynamique. Le châssis est élaboré par Detroit Speed, Sculpt Garage a conçu l’intérieur. La suspension est confiée à des amortisseurs Bilstein, les jantes sont des EVOS cernées par des pneumatiques Toyo. Ça roule bien…

PRO-TOURING ET RACING — photo 11

CHEVROLET CAMARO, 1967 Voilà des années que Mike DuSold de DuSold Design développe cette Camaro première génération. A chaque fois, il trouve de quoi booster encore et encore ses performances. Mike utilise sa Camaro en course, notamment pour la fameuse course de côte de Pikes Peak, mais aussi pour des compétitions pro-touring sur circuit. Son LS 427 ci n’est gavé « que » par un seul turbo, mais ça permet déjà de cracher 1 300 hp, relayés par une transmission séquentielle Sadev. Evidemment, tout est construit autour d’un arceau cage structurel, sur lequel sont adaptés des trains modifiés de Corvette C6 Z06. C’est sur le poids de la carrosserie que Mike a beaucoup travaillé avec son équipe : tout est en carbone ou presque ! En tout cas tous les panneaux de carrosseries (ailes, portières…) mais aussi tous les appendices aérodynamiques… La voiture a bien failli ne pas être exposée sur le stand de Deisgn Engineering Inc, car le 30 septembre dernier Mike a pulvérisé tout l’avant à Laguna Seca en sortie de piste ! Il lui restait 34 jours avant l’ouverture du SEMA : la Camaro était bien là, et elle a fait son effet, croyez-nous… (shopdusolddesign.com)

CHEVROLET CHEVELLE, 1970 Belle et bestiale, la Chevrolet Chevelle 1970, alias « WhippleD », dévoilée sur le stand CTEK, leader mondial des solutions de charge de batterie et de gestion de l’énergie. Cette voiture a été commandée par Omar Schmitt, propriétaire des restaurants Senior Frogs. Construite par Nostalgia Hot Rods dirigé par Dustin Hacker, WhippleD – c’est son nom – est montée avec un LSX 408 suralimenté avec un compresseur Whipple 3.0. Le système de gestion du moteur Holley Terminator gère la puissance, et il est associé à une transmission Tremec T56. On pouvait observer de près la superbe peinture Valspar, les roues Budnik Spiders (22×13 à l’arrière, 22×11 à l’avant), les pneus Toyo et un intérieur recouvert de cuir bleu denim NHR Hydes. Le look haut de gamme est complété par des vitres teintées d’AM Hot Rods Glass. Un système audio haut de gamme doté de haut-parleurs Focal en fibre de carbone jaune complète la construction. La construction comprend un châssis unique NHR équipé d’une suspension arrière Watts à 4 bras et d’une suspension avant tubulaire indépendante, complétée par une suspension pneumatique Shock Wave d’Air Ride Technologies

PRO-TOURING ET RACING — photo 12

FORD MUSTANG, 1970 On aurait dû la classer dans les restomods, bon elle est aussi bien là : avec son V8 Super Cobra Jet de 5,4 l elle respire la grosse performance ! Cette Mustang a été conçue par Tucci Hot Rods, qui sans être spécialisé aime bien les Ford (un Bronco 1966 était aussi présenté sur le SEMA…). Notre pony a comme beaucoup d’autos sur le salon bénéficié de la technologie 3D pour voir le jour : les modifications ont ainsi pu être testées de manière virtuelle avant de perdre du temps et de l’argent pour tester… Elle a une classe folle, et bénéficie d’une grosse étude aussi bien pour le châssis que pour la mécanique, sauvagement préparée, mais dont on ne sait que trop peu… Notez les belles jantes Forgeline AL308. La suspension a été conçue chez Griggs Racing et la peinture est une nuance de chez BMW. (tuccihotrods.com)

JOE, WILWOOD ENGINEERING INC. Wilwood Engineering est une marque incontournable dans le domaine des systèmes de freinage de haute performance depuis plusieurs décennies. Joe, rencontré sur le SEMA Show et membre de l’équipe depuis quatorze ans, nous en dit un peu plus sur l’histoire et les spécialités de cette entreprise. Fondée en 1977 par Bill Wood, Wilwood Engeneering Inc. est une pionnière dans la conception et la fabrication de systèmes de freinage sur mesure pour l’automobile, que ce soit pour la compétition ou le marché des pièces haute performance. Conçus pour les environnements les plus exigeants et incorporant plus de quarante- trois ans d’innovations en conception et fabrication, Wilwood Engineering demeure un leader dans la technologie du freinage notamment pour le secteur militaire, agricole, industriel et également pour le gouvernement américain ! Nitro – Quel est ton rôle au sein de Wilwood ? Joe – Cela fait quatorze ans maintenant que je travaille dans le développement des ventes. Mon travail consiste à capter de nouveaux clients parmi les professionnels de la personnalisation automobile et à soutenir ceux qui sont déjà avec nous. On les aide à développer leur activité, notamment en leur proposant une gamme de produits adaptés à leur modèle économique. Nitro – Quelle est la spécialité de Wilwood ? Joe – Les freins à disque. Nous produisons également des pedals boxs, des maîtres-cylindres, des fusées, des kits de freins et leurs composants que sont les étriers, les moyeux, etc. Notre expertise couvre un large éventail de composants essentiels au freinage. Nitro – Wilwood a-t-il lancé des nouveautés spécialement pour le SEMA ? Joe – Oui, nous avons développé six nouveaux produits pour cet événement. Quatre disques de freins dont un pour la Porsche 911, un pour les Toyota Tacoma et 4Runner, un autre pour les camions, un nouvel étrier et une nouvelle pedals box. (wilwood.com) Texte Virginie Storck


Cet article est extrait de Nitro Hors-Série n°7, paru le 10/12/2024. Retrouvez tous les numéros sur la page Kiosque.

RODS & CUSTOMS

RODS & CUSTOMS Les branches traditionnelles sont en légère perte de vitesse aux States : question de mode, c’est tout… Car ils sont encore assez nombreux à évidemment apprécier les rods et autres kustoms « à l’ancienne », parmi lesquels les leadsleds ou les low-riders par exemple… D’ailleurs les exposants ne s’y trompent pas et l’on trouv…

RODS & CUSTOMS Les branches traditionnelles sont en légère perte de vitesse aux States : question de mode, c’est tout… Car ils sont encore assez nombreux à évidemment apprécier les rods et autres kustoms « à l’ancienne », parmi lesquels les leadsleds ou les low-riders par exemple… D’ailleurs les exposants ne s’y trompent pas et l’on trouve au SEMA de très beaux exemplaires dans ces catégories !

Elle a attiré les regards cette Impala 62 convertible, isolée devant la boutique du SEMA Show… Le propriétaire de celle-ci est un fan inconditionnel de l’Impala 62, ayant possédé plus de vingt Impala de ce millésime exclusivement ! Il voulait construire le modèle 62 le plus méchant que l’on n’ait jamais vu : c’est réussi, sans doute. C’est Old Anvil Speed Shop qui s’est chargé de la passionnante besogne : l’Impala a été convertie à partir d’une SS à bloc 327 et boîte 4 vitesses presque entièrement originale de 42 000 miles (intérieur d’origine et une seule peinture). Le commanditaire voulait la même combinaison de couleurs que son autre Impala de 1962 avec son bubble top. Les points forts évidents de cette construction sont l’aileron arrière intégré, les roues arrière massives de 24 pouces et les effets de sol intégrés dans les pare-chocs en alu maison. Ce qui est moins évident à voir, c’est le châssis, la suspension, le plancher complet et bien plus encore, totalement repensés ! La puissance proviendra d’un Nelson Racing de 1 200 ch. Moteur accouplé à une transmission 4L80E. (oldanvilspeedshop.com) CHEVROLET IMPALA, 1962

RODS & CUSTOMS — photo 1

Elle était la seule ! Un bon vieux leadsled sur la base d’une Mercury 49-51 comme il se doit… La réalisation de Pot O’ Gold Kustoms faisait plaisir à croiser dans l’enceinte extérieure du SEMA : voilà un atelier qui respecte la tradition ! Et pourtant, pas tant que ça dès lors qu’on se plonge dans les entrailles de l’auto… Lorsque Shannon Manley, patron de l’atelier, a lancé ce projet de Mercury de 1951 pour le client, M. Hughes, il voulait enfreindre certaines règles du genre, tout en maintenant un style traditionnel. Le montant de portière par exemple, généralement supprimé, et qui reste ici malgré des découpes précises pour le rendre fluide. Pas de frenchage des phares non plus, le chrome d’origine reste en place. Ils ont même laissé les poignées de porte sur la voiture. Il y a encore beaucoup de touches personnalisées, à commencer par la calandre De Soto 52 qui, contrairement à de nombreuses coutumes, conserve ses extrémités d’origine qui s’enroulent autour des ailes avant. Shannon a également retiré les over-riders des pare-chocs. La couleur de choix pour la carrosserie – Axalta European Gray – est plus pâle que la teinte que l’on trouve sur la plupart des leadsleds. De même, rompant avec la tradition, le châssis d’origine est troqué pour un nouveau châssis Roadster Shop, une direction à crémaillère, des ressorts pneumatiques réglables et des freins à disque Baer. La partie MERCURY, 1951

? IL FAUT SE PENCHER SUR LES DÉTAILS POUR VOIR QUE L’ENGIN JOUE LES ICONOCLASTES. périmétrique est peinte en poudre rouge pour correspondre à la couleur intérieure finale, et le tout repose sur des roues à fils True Spoke. Sous le capot, vous trouverez un petit block Chevy V8 383 ci de chez de BluePrint Engines. Il est équipé de Holley Sniper EFI sur une pipe Edelbrock. La ligne d’échappement Patriot se termine par des silencieux en verre Smithy. La transmission 700R4 est contrôlée par un levier de vitesses Lokar. Le tableau de bord a été restauré et équipé d’instruments numériques Dakota dans l’insert d’origine, avec une colonne de direction Speedway Motors surmontée d’un volant Mercury d’époque. Les sièges d’Impala 67 ont été séparés avec une console Mercury Comet 64 et cousus par Big O Fabrications à l’aide de cuir Moore et Giles. Vintage Air aide à garder les choses au frais. Finaliste du Fuel Curve Custom of the Year, cette Mercury prouve que Pot O’ a du potentiel. (potogoldkustoms.com)

RODS & CUSTOMS — photo 2

FORD C CAB, 1923 Wild Orchid, un rod sur base de Ford 23 imaginé par Danny Martinez en hommage à sa femme, décédée des suites d’un cancer. Le rod arbore les couleurs de la lutte contre cette maladie. Il a été réalisé par Stanley Bros Hot Rods. On trouve un 350 ci avec boîte TH400. CHEVROLET CAPRICE, 1973 Elle arrachait les yeux cette Caprice traitée low-rider à la mode d’aujourd’hui ! Dans le plus pur style chicanos des années 2020, c’est multicolore, exubérant, et surdimensionné au niveau des roues ! Là encore peu d’infos sur cette « Joker Car », mais si le goût est discutable, la finition et le job sont irréprochables…

C’est à Ace Fabrication que l’on doit ce roadster 32 choppé de facture classique mais néanmoins bien menée. C’est à la demande de Scott et Stephanie Movic que l’atelier a composé l’auto avec une coque de chez Brookville, sur laquelle on a greffé un bloc GM Performance LS3 de 430 hp avec une injection Borla Eight Stack. La transmission est une Bowler Performance TKX à 5 vitesses manuelles. Les jantes sont des EVOD Custom Salt Flat Style réalisées sur mesure exprès pour ce Deuce. La teinte ? Une nuance Porsche, l’Aetna Blue, peinte par Show Me Rod & Custom. Les modifications de caisse sont classiques, avec le droppage, le capot rallongé, et le réservoir passé sous la voiture. C’est très propre, c’est très beau, et presque trop discret pour le SEMA ! FORD ROADSTER, 1932

RODS & CUSTOMS — photo 3

C’est sur le stand de Speedway Motors que l’on a découvert cette sobre mais efficace Pontiac Safari, dans le plus pur style kustom, et construite par Kenny’s Rod Shop. La teinte Zamora Blue est du plus bel effet et posée par Regenerated Rides. L’équipe KRS a commencé la transformation avec un cadre Scott’s Hotrods ‘n Customs avec des composants de suspension modernes, une direction à crémaillère, des freins à disque Wilwood et un jeu de roues Raceline. La puissance provient d’un LS3 bien détaillé soutenu par une transmission automatique. Au-delà du plancher personnalisé, la carrosserie de la Pontiac conserve l’essentiel de son charme d’origine. Un tableau de bord Pontiac 55 est installé, tandis qu’un magnifique revêtement en cuir et tissu bleu de Recovery Room recouvre les sièges baquets et autres parties souples. (kennysrodshop.com) PONTIAC SAFARI, 1957

HENRY J, 1951 C’est sur le stand de l’éminente National Street Rod Association (NSRA) que l’on a découvert cette radicale Henry J de 1951. C’est Revision Rods & Rides qui a imaginé ce qu’aurait pu rendre une Henry J pick-up en tronçonnant une berline du genre… Baptisé Henry Jenner – en hommage -, le projet s’est écoulé sur trois ans et des milliers d’heures : pour RR&R, il s’agissait de répondre aux attentes d’un client tout en réalisant un show car compétitif qui a déjà été vu dans plusieurs shows cette année, terminant dans le tableau des finalistes. La mécanique est un LS3 récent.

RODS & CUSTOMS — photo 4

CAMINO, 1959 Ça sentait la gomme brûlée chez Mickey Thompson, dont la devise de l’entreprise depuis 1963 est, à peu près, « conçu pour gagner ». Pilote de dragster, Mickey Thompson a rapidement produit des pneus adaptés au drag racing, dans un premier temps. Au fil des décennie, le champ d’activité s’est progressivement élargi : on trouve désormais des pneus pour les voitures de route, mais aussi les pick-ups et engins off-road, avec toujours une certaine idée de la performance. Contrepied pour le SEMA 2024 concernant le véhicule d’exposition, un projet en cours sur la base d’une El Camino de 1959, dont la benne était gavée de pneus Mickey… Visiblement, l’aspect patina était tout de même savamment entretenu, puisque l’on peut voir une mécanique allègrement destinée au drag – en tout cas aux runs violents – transpercer le capot, tandis que le châssis semble aux petits soins, et repose sur des jantes bien gaulées. Aucune info ne filtrait – qui s’occupe du projet ? – mais une pancarte annonçait qu’il y avait encore beaucoup de travaux à faire dessus, et notamment retirer 10 kg de crasse sur le véhicule ! Nous, on la laisserait bien comme ça… (mickeythompsontires.com)

FINI… MAIS IL NOUS PLAÎT BIEN COMME ÇA !

RODS & CUSTOMS — photo 5

AIR, 1955 On ne sait rien de cette Chevrolet Bel Air 55 posée sur le stand extérieur de Mothers, producteur des fameuses cires et polishs qui feraient briller même un politicien ! Son propriétaire est un certain Brent Dupont – qui publie des vidéos sans commentaire sur Youtube de sa voiture -, et la réalisation est vraiment somptueuse. FORD, 1934 A côté du célèbre rod de California Kid, on trouvait sa réplique parfaite en version pick-up ! Celui-ci s’appelle California Kid Express Pick-Up et a été imaginé par Bill Paul : « J’ai commencé il y a environ douze ans avec l’inspiration suivante : «Et s’ils avaient construit un camion-atelier pour accompagner la voiture en 1974 ? À quoi cela pourrait- il ressembler ?» » Bill est parti d’une berline 4 portes pour arriver à ses fins !

TAKAHIKO IZAWA, ROHAN IZAWA ART DESIGN Depuis près de dix ans, Rohan Izawa Art Design se démarque dans le monde de la personnalisation automobile avec ses œuvres de carrosserie gravée et ses peintures métalliques uniques. À l’occasion du SEMA Show, son fondateur Takahiko Izawa nous dévoile son savoir- faire et ses ambitions internationales. Rohan Izawa Art Design est un atelier japonais de personnalisation automobile reconnu pour ses techniques de peinture et de gravure sur carrosserie. Fort de trente ans d’expérience, Izawa a développé IZ Metal, une peinture métallique gravable qui résiste au temps et aux UV. Ses créations, dont les emblématiques Nissan GTR Kuhl Racing Gold et Silver, témoignent de l’excellence et de l’innovation de l’atelier. Rencontre avec le fondateur de la marque… Nitro – Pouvez-vous vous présenter ? Takahiko Izawa – Je suis le fondateur de Rohan Izawa Art Design. En plus de diriger l’entreprise, je travaille aussi comme peintre en carrosserie et vendeur de produits de peinture personnalisée depuis plus de trente ans. Nitro – Quand l’entreprise a-t-elle été fondée ? Takahiko Izawa – J’ai créé l’entreprise en février 2015, donc il y a presque dix ans. Nitro – Quelle est la spécificité de Rohan Izawa Art Design ? Takahiko Izawa – Notre spécialité, c’est la peinture, la gravure et les techniques de finitions uniques, notamment notre peinture métallique IZ Metal. C’est une invention que j’ai développée, qui permet de graver toute la carrosserie d’un véhicule sans risque de dégradation sous les UV. Cette technique est demandée partout dans le monde et fait de nous des pionniers dans ce domaine. Nitro – Y a-t-il une nouveauté que vous présentez au SEMA Show ? Takahiko Izawa – Oui, nous avons exposé un modèle unique réalisé pour un client, une Chevrolet Impala 58 entièrement gravée. Nos bases sont en général bien plus récentes, mais elle incarne parfaitement notre savoir-faire en matière de personnalisation. Nitro – Cherchez-vous des distributeurs en France ? Takahiko Izawa – Absolument ! Nous sommes toujours ouverts à l’international et la France occupe une place spéciale pour nous. Avis aux professionnels amateurs du travail artisanal signé Takahiko Izawa ! (rohan-isawa.com) Texte Virginie Storck

RODS & CUSTOMS — photo 6

PLYMOUTH SAVOY, 1954 DÉCÉDÉ CET ÉTÉ, GEORGE POTEET ÉTAIT PROPRIÉTAIRE DE CETTE PLYMOUTH SAVOY 54 DE RÉFÉRENCE DANS LE MILIEU DU KUSTOM. avec la suspension tirée d’une Viper de 97. Les autres modifications majeures sont les phares Mercedes E320, un capot en acier allongé et remodelé, une calandre sur mesure, etc. A bord, on est accueilli par des Recaro modifiés, du cuir vert olive, du daim et des inserts en fibre de carbone. Le tableau de bord personnalisé accueille un volant et des jauges Viper. La voiture est peinte en PPG Deep Moss Green et Spanish Olive Green et a toujours l’air aussi contemporaine aujourd’hui qu’elle l’était lors de sa construction. Considérée comme une référence dans le milieu du custom. trouve un V10 de Viper de 488 ci (offert par la marque elle-même, en la personne de Tom Gale, chef du design de l’époque !) et 480 hp, accouplé à la transmission 6 vitesses Borg Warner de Viper également. Le travail de carrosserie est époustouflant, car il s’agit d’un cabriolet à la base ! Le châssis a en fait été construit à la main Elle est bien connue cette fantastique Plymouth Savoy « Sniper » de 1954 : elle a été conçue par Troy Trepanier (Rad Rides by Troy) sur un dessin de Chip Foose en 1998 pour le compte de George Poteet, un pilote de racers de record, décédé cet été. C’était un bel hommage à lui rendre que de l’exposer à nouveau… Sous le capot, on

On passait devant sans beaucoup s’attarder, tant il y avait de choses plus spectaculaires – a priori – à voir alentours. D’autant qu’aucune signalétique ne détaillait les spécifications de ce pourtant très beau leadsled convertible. Sous le capot de cette Ford, l’on pouvait découvrir un V8 Cadillac préparé à l’ancienne et entièrement détaillé. L’intérieur conservait un magnifique esprit vintage, tout en produisant un tableau de bord unique avec un gros compteur central du plus bel effet. La sellerie bicolore faisait le job, tout comme les fenders aussi bien à l’avant qu’à l’arrière pour un effet baignoire assuré. Un petit coup de cœur au passage… FORD, 1946

RODS & CUSTOMS — photo 7

GARY BRUCE, EDELBROCK GROUP Marque mythique pour les amateurs de pièces hi-perf, Edelbrock est devenue au fil des décennies une entité multiple. Gary Bruce, responsable des ventes et dans l’entreprise depuis 42 ans, nous rappelle ce que représente cette firme… Edelbrock est née en 1938 quand Vic Edelbrock Sr., passionné d’automobile, a commencé à concevoir et fabriquer des composants de haute performance pour améliorer celles de son propre véhicule. L’entreprise s’est développée avec la création de pièces pour différents types de voitures, en particulier pour la course automobile et les muscle cars. Avec un engagement à produire des produits de qualité, Edelbrock est devenue l’une des marques les plus respectées dans le secteur des pièces automobiles de haute performance. Nitro – Quelle est la spécialité première d’Edelbrock ? Gary Bruce – Toujours la haute performance : systèmes d’admission, carburateurs, arbres à cames, systèmes d’échappement et composants de moteurs. Nitro – Edelbrock est désormais un label avec de nombreuses branches… Gary Bruce – A partir de 2010, plusieurs marques ont été absorbées par Edelbrock. Cela a créé un portefeuille d’entreprises spécialisées dans la haute performance. Comp Cams est connue pour ses arbres à cames et accessoires de distribution. TCI est spécialisée dans les boîtes de vitesses et convertisseurs de couple pour les véhicules de course. Fast est axée sur les systèmes d’injection électronique. Russel est connue pour ses conduits et raccords haute performance, notamment pour les systèmes de carburant et de frein.Enfin, Lunati propose des arbres à cames et pièces pour des competition. Nitro – Avez-vous des nouveautés régulières ? Gary Bruce – Sur le SEMA 2024 nous proposons plus de 25 nouveautés avec chacune des marques affiliées : oui le groupe Edelbrock poursuit ses développements. (edelbrockgroup.com) Texte Virginie Storck

FORD ROADSTER, 1932 CE ROD A UNE PERSONNALITÉ FORTE, EN MARGE DES CLICHÉS DU GENRE. Ils étaient bien contents, Daisy et Stanley Chavik, de voir une petite équipe de frenchies s’intéresser à leur travail : les Chavik sont d’origine tchèque et ils ont ouvert un atelier en 2003 à Orange, en Californie, le Hot-Rod Chavik Speedsters USA. Stanley peut être assez fier de son travail. Il présentait au SEMA un roadster 32 assez atypique et reflétant un travail de gout et de réflexion sur la thématique : The Blesser – tel est son nom – cherche à évoquer les indy cars de l’époque en reprenant non seulement le styling mais aussi les évolutions mécaniques du genre. Stanley a donc façonné la carrosserie de son 32 en s’inspirant des indy cars comme l’évoque le tunnel profilé derrière le casque du pilote, ou encore le tableau de bord à compteurs empilés. Le nez profilé du rod reprend une grille de La Salle 1938. Le bloc est un Ford AB8 flathead de 1949 avec culasses Ardun hémisphériques, compresseur Italy Mecanica SCOT et deux carbus Stromberg 97. Transmission Tremec 5 vitesses. La suspension a été entièrement dessiné en s’inspirant à nouveau des indy cars, les jantes sont des Halibrand. Le traitement de l’habitacle est à l’avenant, notamment avec les sièges bombardier dessinés pour l’occasion, tout comme le réservoir à carburant. Seule la sellerie a été confiée à l’extérieur, chez Al’s Garage Custom Interiors. Bravo à Hot-Rod Chavik pour ce 32 pas comme les autres… (hotrodchavik.com)

RODS & CUSTOMS — photo 8

GMC CARRYALL, 1960 Très chouette patine pour cet original GMC Carryall, qui n’est pas une base qui sert très souvent. Le traitement style cal-look à surfer (bravo pour la planche sur la galerie…) avec peinture deux tons sous la rouille savamment entretenue est topissime. Pourtant, l’atelier Adams Customs qui a réalisé l’engin n’est pas vraiment au bord de la mer, puisque installé en Arizona ! A l’inverse, les trucks et dérivés Chevrolet et GMC sont un peu la spécialité de la maison. Todd Adams a construit son premier Chevrolet 3100 de 1953 en 1988 quand il était encore au lycée et maintenant ce sont ses deux fils Tyler et Bryce qui ont repris la suite, avec la même passion. Pas enfermés dans un style, les deux frangins font des choses simples mais bien faites et efficaces… (adamscustoms.com)

FORD, 1932 Le stand de Automotive Racing Products (ARP, spécialisée dans les pièces usinées de moteurs et boites, écrous, vis, pignons, etc) recevait le très beau 32 de Grease Monkey Princess, charmante petite roddeuse aux cheveux de la couleur de son rod. C’est Johnson’s Hot Rod Shop qui s’est chargé de lui monter son roadster à coque GMP. Grzse Monkey Princess est une journaliste de 20 ans spécialisée dans le monde du rod et custom, de son vrai nom Mekenzie Murphy. Son rod fuschia à flammes noires a reçu le prix du Rod of the Year au Triple Crown of Rodding cette année. On appréciera la culasse Offenhauser au passage…

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LINCOLN CONTINENTAL, 1966 Impressionnant traitement full black pour Continental de 1966 présentée sur le stand Spyder : la voiture a constitué une année de travail pour en arriver là. Un customiseur du nom de Phab Phabtz semble en être l’instigateur, mais on n’en saura pas plus. Impossible à photographier sans bonne lumière, mais le monolithe noir de 2001 Odyssée de l’Espace lui ressemble ! CHEVROLET IMPALA, 1962 Les low-riders sont un peu en perte de vitesse aux States : il y en avait assez peu de présenté au SEMA cette année, surtout dans ce style assez typique vu sur cette Impala. Suspension pneumatique, jantes à fils chromées de petit diamètre, scallops sur le toit… Tous les clichés sont là, avec goût. L’intérieur est sobre, avec quelques touches de chrome spéciales (levier de vitesses) et sellerie bicolore assez discrète…

C’est à l’atelier Born Vintage Hot Rods de Bakersfield en Californie que Liqui Moly a demandé d’agrémenter son stand, et de fort belle manière grâce à cette Chevrolet 1954 leadsled ! Plus bas, c’est impossible ! On ne passait pas un doigt entre le bas de caisse et la moquette… Un travail de carrosserie proprement hallucinant, avec notamment une moulure de casquette de phares qui rappelle bien sûr le modèle 55. L’immense langue de chrome à l’avant, le V8 ultra détaillé sans fils partout, et le joli travail intérieur, savant mélange entre customisation de qualité et aspect d’origine, font de cette Chevy une des plus remarquables leadsleds du SEMA cette année… CHEVROLET BEL AIR, 1954

RODS & CUSTOMS — photo 10


Cet article est extrait de Nitro Hors-Série n°7, paru le 10/12/2024. Retrouvez tous les numéros sur la page Kiosque.