TUNING EUROPE
Le tuning est loin d’être mort aux USA : effet Fast & Furious oblige ! Et il faut bien admettre que la réglementation routière est tout de même bien plus permissive que chez nous… Cependant, les bases européennes ne sont pas énormément choisies localement. Et ce sont généralement les bases allemandes qui font le gros des troupes…
Le tuning est loin d’être mort aux USA : effet Fast & Furious oblige ! Et il faut bien admettre que la réglementation routière est tout de même bien plus permissive que chez nous… Cependant, les bases européennes ne sont pas énormément choisies localement. Et ce sont généralement les bases allemandes qui font le gros des troupes (BMW, Porsche en tête, VW en deuxième ligne…). Les hypercars type Ferrari ou Lamborghini font l’objet d’un autre marché…
OPEL MANTA, 1974 Jes Havlik, de HotRods by Havlik (on n’est jamais si bien servi que par soi- même…) présentait une auto exotique pour l’Amérique : l’Opel Manta première génération est considérée là-bas comme une mini- Camaro (ce qu’elle était à l’époque) et a même été diffusée sporadiquement aux USA en son temps. Une base intéressante pour qui cherche à faire quelque chose dont on parle. Havlik n’a pas loupé son coup : comme toujours, la caisse est désolidarisée du châssis, celui-ci faisant place à un élément sur mesure pouvant accepter la force d’un 582 ci Chevrolet. La Manta est ainsi devenue un impressionnant dragster pour le moins efficace, avec un quart de mile tiré en 8,5 secondes ! Dommage, la mécanique n’était pas dévoilée sur le salon… mais dépassait d’un peu partout de la voiture. (hotrodsbyhavliks.com)

Finns Auto Restoration customise à la demande un peu de tout, mais avoue un faible pour les Pantera. Celle-ci appartient à Steven Yett et comporte davantage de modifications cosmétiques que mécaniques : ailes larges maison en tôle, prises d’air latérales, vitres latérales d’une pièce, spoiler maison, rétroviseurs de Camaro moderne, phares et feux led… Le V8 est toujours un 427 Ford, poussé à 575 hp. (finnsautorestoration.com)
E31, 1995 Le meilleur de BMW ? C’est ce qu’on pourrait penser devant le projet de Reyn’s Speed Shop (spécialiste BMW), baptisé 858 CSL. L’idée principale est d’avoir intégré tous les éléments châssis et mécanique d’une M5 E60 (V10 5,8 l – d’où le nom – de 630 hp, trains, suspensions, freins…) dans l’empattement plus court de la classique Série 8 E31. Des retouches esthétiques évoquant la M3 E30 et la M3 E46 CSL différencient la carrosserie, tandis que si le tableau de bord reste celui d’origine, il intègre une instrumentation électronique. DE TOMASO PANTERA, 1973

VR6 Peu d’informations et c’est dommage à propos de cette Golf 2 sauvagement revue et corrigée sur le stand de Wagner Tuning (spécialiste en pièces hautes performances pour VW « water » et Porsche). La réalisation en revient à JP Performance (Allemagne) et Prior Design (Allemagne, constructeur de kits carrosserie), tandis que tout le style de la carrosserie style avion furtif F117 est signé Kyza. Le style extérieur ultra spectaculaire est à la mesure du bloc VR6 préparé et installé en position centrale arrière ! Encore une fois, la mécanique n’était pas dévoilée, il fallait regarder derrière les persiennes pour entrevoir les beaux conduits d’échappement dorés et les détails intérieurs. D’ailleurs, l’habitacle est totalement radical avec des baquets en tôle !
Schocking ?! Pas tant que ça, puisque ses jantes Brixton Forged Luxury Series LX01 Monoblock en 8×20 lui vont à ravir ! La vieille aristocrate anglaise a été construite par Bisimoto Engineering de Bisi Ezerioha (capable de créer des minivans de 1000 ch, des Porsche 911 gonflées avec des biturbos, mais aussi de procéder à des rétrofits, etc) et bénéficie d’une finition évidemment hallucinante. Pas d’infos sur la partie mécanique en revanche… (www.bisimoto.com)

SHADOW, 1974 FIAT 500, 1965 Qui aurait cru trouver une petite Fiat 500 au SEMA Show ? C’est à The Dip Monkey Garage (Angleterre) que l’on doit cette évolution pour le moins « voyante » : au SEMA, il faut ce qu’il faut pour attirer les regards. Outre son visuel spectaculaire, sachez que cette Fiat est désormais animée par un bicylindre de Ducati 996 fort de 118 ch ! C’est 100 de plus que d’origine… (thedipmonkeygarage. myspreadshop.co.uk)
Sorensen Motorsports, une famille de pilotes de course, compte des pilotes professionnels et des frères et sœurs sponsorisés par l’Air Force, Amanda et Branden Sorensen, avec une étoile montante en la personne de leur jeune frère Camren. Originaires de Las Vegas, cette famille de pilotes fait preuve d’un esprit de compétition depuis l’enfance, tout en nourrissant une passion pour la mécanique et la construction de voitures de course. Branden et Amanda participent tous deux actuellement à la série Formula Drift. On pouvait voir au SEMA la BMW E92 d’Amanda qui n’a plus de l’allemande que la carrosserie : sous le capot, un V8 LS3 de 3 litres turbocompressé, avec transmission Andrew’s, différentiel Winters, embrayage ACT. Les belles jantes Enkei sont reliées à des suspensions Motion Control et les freins sont bien sûr du Wilwood.

Voici un show car sur base BMW E30, gavée par un bloc S54 à turbo unique, fort de 570 hp ! C’est la dernière création d’Eliv Solis, un amateur mexicain passionné par le modèle : en bricolant sur le web vous trouverez deux précédentes réalisations, plus sobres, l’une grise, l’autre rouge. Déterminé à fabriquer la plus spectaculaire BMW E30 au monde et inspirée par Singer, Eliv a décidé de dépenser 170 000 $ et d’innombrables heures pour construire cette BMW E30. On a tout de même un avis mitigé sur la bête qui présente de très belles idées (l’intérieur full cuir est somptueux), comme d’autres un peu étonnantes (jantes avec logo Ferrari !). La voiture était présente sur le stand Valvetronic Design qui propose des éléments d’échappement et de soupapes hi-perf. (valvetronic.com)
Ce qu’on peut dire, c’est que le spécialiste Mercedes californien SL Klub LA ne fait pas dans la finesse ! N’allez pas le voir pour une restauration « full stock », ce n’est pas son truc : le préparateur- tuner est même du genre iconoclaste, puisque les 300 SL « papillon » hypertrophiées, swappées, bariolées sont un lot commun chez lui ! Au SEMA l’on pouvait voir sa deuxième réplique de la fameuse AMG « Cochon Rouge » qui a terminé 2e des 24 H de Spa en 1971 (première réalisation AMG de course, avec boîte auto !) – la première réplique était mue par un bloc C63 AMG moderne. Red Pig 2.0 n’en reste pas moins spectaculaire et étonnante, puisque celle-ci propose un habitacle non pas de course, mais ultra fini et confort (malgré la présence d’un arceau multipoints), intégrant des éléments AMG modernes, sellerie en peau retournée rouge et noire, et un volant carré ! On aimera ou pas, mais ça fait le show… (sklubla.com) MERCEDES 300 SEL 6.3, 1971

BMW E30 V8 Cameron Cocalis est un jeune designer et custombuilder de Denver (Colorado) particulièrement prometteur : âgé d’environ 27 ans, cette BMW est sa deuxième réalisation (après une Toyota GT86 avec un V8 LS3) et se trouve particulièrement spectaculaire ! Au final, d’un cabriolet Série 3 E30 à la base, il ne reste pas grand-chose, une allure de carrosserie tout au plus… Normal, Cameron a repris intégralement la construction d’une plateforme-châssis spécifique pour y greffer la peau d’une E30 (et encore, les ailes avant et arrière sont maison, de même que la face arrière…). La structure tubulaire permet ainsi d’installer là où Cameron le voulait, les ingrédients pour une machine délirante elle aussi. Tous les panneaux sont maison et en tôle formée ! Le compartiment moteur est désormais occupé par un V8 LS modifié par Texas Speed avec compresseur pour une puissance annoncée de 1 500 hp… Le tout repose sur des magnifiques jantes Meister M1 3P sous une robe gris souris sobre du plus bel effet. Inscrite au concours Toyo Tires, comme 25 autres réalisations, cette BMW E30 V8 avait de quoi défendre ses chances.
E30 SINON UNE VAGUE SILHOUETTE !

Texte Il faut le savoir, une Z4 GT3 de compétition peut rouler facilement sur routes ouvertes aux USA. Mais il y a mieux, la Z4 GT3 « préparée » par Gooichi Motors (Floride). C’est pour le compte d’un client, Jason Bacon, que cette Z4 démentielle a été réalisée. Gooichi Motors a ainsi développé toute une gamme de pièces hi-perf adaptées au moteur V12 de type M120 de chez Mercedes AMG ! Celui-ci peut ensuite être préparé suivant divers degrés (« de la rue à la course »), culasses, conduits, carter, électronique… Tout peut être revu de fond en comble. Ainsi, bon nombre de bases (japonaises, muscle cars modernes et pas mal de BMW) ont reçu le M120 Gooichi Motors ! Cette Z4 en Stage 3 développe ainsi 1 550 hp. Du coup, c’est presque un détail de parler de la boite séquentielle HGT Precision, des jantes Fifteen 52 Apex RSR, de la suspension Airlift et de l’habitacle entièrement modifié. (gooichimotors.com) BMW Z4 GT3, 2012
APR est un des grands spécialistes de la pièce hi-perf pour marques du groupe VW (VW, Audi, Bentley, Lamborghini…) aux USA. APR touche à tout : ECU, pièces moteur (turbo, admission, soupapes…), transmissions, freins, suspensions… Etait proposée en démonstration cette Golf R à 2.0 TSI, dont la pancarte estimait les puissances disponibles en trois stages APR de 398 à 543 hp ! (goapr.com)

SUPER, 1959 Kindig It Design ne fait pas que dans la Corvette restomod, la Porsche 356 est aussi passée à sa sauce… mais discrètement : on dirait presque une voiture d’origine ! On remarque pourtant le droppage et les belles jantes larges dans l’esprit d’époque. Pas de commentaires sur la partie mécanique qui doit être simplement détaillée tout en conservant la plupart des éléments d’origine. VOLKSWAGEN GOLF R, 2022
« MIEUX » AUX USA. IL A GAGNÉ SON PARI…

LaBrute est sans doute notre voiture préférée du SEMA 2024, en plein chauvinisme assumé ! Mais pas seulement, car cette Renault Dauphine (et oui, Renault en a exporté aux USA à l’époque…) est une pure dinguerie. C’est Justin Cashmore qui en est le constructeur et propriétaire, et la voiture est déjà bien connue sur le web. Justin a trouvé sa base dans la vallée d’Anza au sud de la Californie : du coup, la caisse extérieure est restée dans son jus, la teinte Bleu Sarcelle à peine patinée par quelques traces de rouille de surface. Le châssis et l’intérieur étaient en revanche en ruine. Qu’importe, Justin avait dans l’idée d’en faire une voiture « ultime ». Evidemment, on est de suite intrigué par les énormes extensions d’ailes, faites pour passer les jantes Enkei RPF01 montées en Toyo R 215×17. Une touche racing qui contrebalance la galerie chromée vintage de Golf 1 ! L’éclairage en led et le spoiler en aluminium achèvent de démontrer que cette Dauphine est définitivement bizarre. En se penchant sur les vitres, on aperçoit ainsi un moteur en position centrale arrière ! Il s’agit d’un Volkswagen BDF VR6 à 24 soupapes et d’une transmission à 6 vitesses tirée d’une VW Golf Mk4, et modifiée pour devenir une propulsion. Justin a construit tout un châssis spécifique pour l’ensemble. Ainsi la suspension est repensée de A à Z. La largeur de voie de la voiture est identique à celle de son donneur, et de l’extérieur, la nouvelle configuration n’est pas plus large que la Golf GTI 2003. Justin a découpé les tourelles de suspension de la Golf, les a converties pour accepter les joints Heim, ce qui a permis de construire une suspension à double triangle à l’avant et à l’arrière. D’anciennes barres stabilisatrices NASCAR ont été installées à l’avant et à l’arrière, et une paire de tiges de poussée et de levier de renvoi a été fabriquée pour chaque coin de la voiture. Les derniers composants : un jeu de quatre amortisseurs de moto Yamaha R1 associés à des ressorts Eibach. Avec un poids plume de seulement 900 kg, les gros freins Wilwood offrent une puissance de freinage immense. Les quelque 240 ch du VR6 sont suffisants pour s’amuser avec ce kart. À l’intérieur, Justin a eu la possibilité de passer de la conduite à gauche à la conduite à droite, tandis que l’instrumentation est assurée par un lecteur OBD2 wifi et une tablette Android en guise de tableau de bord. Un volant Renault moderne et des sièges Status personnalisés apportent la touche finale, comme la paire de leviers personnalisés (levier de vitesses et frein hydraulique électrique). Restait à trouver la place pour l’arceau cage… et remporter de nombreux prix dans des shows ! RENAULT DAUPHINE, 1960
PORSCHE 911, 1976 Malheureusement peu d’informations sur cette 935 réplica. Tout ce qu’on sait est que le concepteur est Darrin Johnson, que le flat 6 est gavé par deux gros turbos, que l’engin assure des sessions circuit régulières, et que tout le monde l’a photographié !

Mais qu’est-ce que faisait cette 205 GTI équipée VHRS (extensions d’ailes Dimma ?) en immatriculation française au milieu du SEMA Show ?! On n’a pas pu glaner plus d’informations que ça, et elle se trouvait sur le stand EPAS Performance, spécialisée dans les directions assistées électriques…
Cette M2 était présentée par aFe Power, sérieuse entreprise qui développent des pièces hautes performances très ciblées : admission d’air (la spécialité), filtres à air, échappements, collecteurs, un peu d’électronique, radiateurs et systèmes de refroidissement… Pour des bases très précises : muscle cars récentes, japonaises sportives récentes, SUV et off-road américains de compétition, et les marques allemandes. Dont bien sûr BMW. Aussi, c’est une M2 G87 qui servait de vitrine sur le SEMA. Dans sa spectaculaire robe rouge orangée agrémentée d’un kit carrosserie AutoTechnik Dry Carbon Podium, la belle dévoilait la fameuse admission d’air « maison » dite Momentum, ainsi que la ligne d’échappement Power Mach Force-XP, un booster V3 power… Pour le châssis, aFE installait ses barres stabilisatrices reliées à un kit Eibach. Ajoutons des jantes HRE 528, des pneus Falken Azenis RT660 en 305×19 et voilà une allemande prête à tourner dans le prochain Fast & Furious… (afepower.com)



Cet article est extrait de Nitro Hors-Série n°7, paru le 10/12/2024. Retrouvez tous les numéros sur la page Kiosque.























