Rods & Customs au SEMA 2024

Salon · 10 décembre 2024

Rods & Customs au SEMA 2024

RODS & CUSTOMS Les branches traditionnelles sont en légère perte de vitesse aux States : question de mode, c’est tout… Car ils sont encore assez nombreux à évidemment apprécier les rods et autres kustoms « à l’ancienne », parmi lesquels les leadsleds ou les low-riders par exemple… D’ailleurs les exposants ne s’y trompent pas et l’on trouv…

RODS & CUSTOMS Les branches traditionnelles sont en légère perte de vitesse aux States : question de mode, c’est tout… Car ils sont encore assez nombreux à évidemment apprécier les rods et autres kustoms « à l’ancienne », parmi lesquels les leadsleds ou les low-riders par exemple… D’ailleurs les exposants ne s’y trompent pas et l’on trouve au SEMA de très beaux exemplaires dans ces catégories !

Elle a attiré les regards cette Impala 62 convertible, isolée devant la boutique du SEMA Show… Le propriétaire de celle-ci est un fan inconditionnel de l’Impala 62, ayant possédé plus de vingt Impala de ce millésime exclusivement ! Il voulait construire le modèle 62 le plus méchant que l’on n’ait jamais vu : c’est réussi, sans doute. C’est Old Anvil Speed Shop qui s’est chargé de la passionnante besogne : l’Impala a été convertie à partir d’une SS à bloc 327 et boîte 4 vitesses presque entièrement originale de 42 000 miles (intérieur d’origine et une seule peinture). Le commanditaire voulait la même combinaison de couleurs que son autre Impala de 1962 avec son bubble top. Les points forts évidents de cette construction sont l’aileron arrière intégré, les roues arrière massives de 24 pouces et les effets de sol intégrés dans les pare-chocs en alu maison. Ce qui est moins évident à voir, c’est le châssis, la suspension, le plancher complet et bien plus encore, totalement repensés ! La puissance proviendra d’un Nelson Racing de 1 200 ch. Moteur accouplé à une transmission 4L80E. (oldanvilspeedshop.com) CHEVROLET IMPALA, 1962

RODS & CUSTOMS — photo 1

Chassis et suspension

Elle était la seule ! Un bon vieux leadsled sur la base d’une Mercury 49-51 comme il se doit… La réalisation de Pot O’ Gold Kustoms faisait plaisir à croiser dans l’enceinte extérieure du SEMA : voilà un atelier qui respecte la tradition ! Et pourtant, pas tant que ça dès lors qu’on se plonge dans les entrailles de l’auto… Lorsque Shannon Manley, patron de l’atelier, a lancé ce projet de Mercury de 1951 pour le client, M. Hughes, il voulait enfreindre certaines règles du genre, tout en maintenant un style traditionnel. Le montant de portière par exemple, généralement supprimé, et qui reste ici malgré des découpes précises pour le rendre fluide. Pas de frenchage des phares non plus, le chrome d’origine reste en place. Ils ont même laissé les poignées de porte sur la voiture. Il y a encore beaucoup de touches personnalisées, à commencer par la calandre De Soto 52 qui, contrairement à de nombreuses coutumes, conserve ses extrémités d’origine qui s’enroulent autour des ailes avant. Shannon a également retiré les over-riders des pare-chocs. La couleur de choix pour la carrosserie – Axalta European Gray – est plus pâle que la teinte que l’on trouve sur la plupart des leadsleds. De même, rompant avec la tradition, le châssis d’origine est troqué pour un nouveau châssis Roadster Shop, une direction à crémaillère, des ressorts pneumatiques réglables et des freins à disque Baer. La partie MERCURY, 1951

? IL FAUT SE PENCHER SUR LES DÉTAILS POUR VOIR QUE L’ENGIN JOUE LES ICONOCLASTES. périmétrique est peinte en poudre rouge pour correspondre à la couleur intérieure finale, et le tout repose sur des roues à fils True Spoke. Sous le capot, vous trouverez un petit block Chevy V8 383 ci de chez de BluePrint Engines. Il est équipé de Holley Sniper EFI sur une pipe Edelbrock. La ligne d’échappement Patriot se termine par des silencieux en verre Smithy. La transmission 700R4 est contrôlée par un levier de vitesses Lokar. Le tableau de bord a été restauré et équipé d’instruments numériques Dakota dans l’insert d’origine, avec une colonne de direction Speedway Motors surmontée d’un volant Mercury d’époque. Les sièges d’Impala 67 ont été séparés avec une console Mercury Comet 64 et cousus par Big O Fabrications à l’aide de cuir Moore et Giles. Vintage Air aide à garder les choses au frais. Finaliste du Fuel Curve Custom of the Year, cette Mercury prouve que Pot O’ a du potentiel. (potogoldkustoms.com)

RODS & CUSTOMS — photo 2

FORD C CAB, 1923 Wild Orchid, un rod sur base de Ford 23 imaginé par Danny Martinez en hommage à sa femme, décédée des suites d’un cancer. Le rod arbore les couleurs de la lutte contre cette maladie. Il a été réalisé par Stanley Bros Hot Rods. On trouve un 350 ci avec boîte TH400. CHEVROLET CAPRICE, 1973 Elle arrachait les yeux cette Caprice traitée low-rider à la mode d’aujourd’hui ! Dans le plus pur style chicanos des années 2020, c’est multicolore, exubérant, et surdimensionné au niveau des roues ! Là encore peu d’infos sur cette « Joker Car », mais si le goût est discutable, la finition et le job sont irréprochables…

C’est à Ace Fabrication que l’on doit ce roadster 32 choppé de facture classique mais néanmoins bien menée. C’est à la demande de Scott et Stephanie Movic que l’atelier a composé l’auto avec une coque de chez Brookville, sur laquelle on a greffé un bloc GM Performance LS3 de 430 hp avec une injection Borla Eight Stack. La transmission est une Bowler Performance TKX à 5 vitesses manuelles. Les jantes sont des EVOD Custom Salt Flat Style réalisées sur mesure exprès pour ce Deuce. La teinte ? Une nuance Porsche, l’Aetna Blue, peinte par Show Me Rod & Custom. Les modifications de caisse sont classiques, avec le droppage, le capot rallongé, et le réservoir passé sous la voiture. C’est très propre, c’est très beau, et presque trop discret pour le SEMA ! FORD ROADSTER, 1932

RODS & CUSTOMS — photo 3

C’est sur le stand de Speedway Motors que l’on a découvert cette sobre mais efficace Pontiac Safari, dans le plus pur style kustom, et construite par Kenny’s Rod Shop. La teinte Zamora Blue est du plus bel effet et posée par Regenerated Rides. L’équipe KRS a commencé la transformation avec un cadre Scott’s Hotrods ‘n Customs avec des composants de suspension modernes, une direction à crémaillère, des freins à disque Wilwood et un jeu de roues Raceline. La puissance provient d’un LS3 bien détaillé soutenu par une transmission automatique. Au-delà du plancher personnalisé, la carrosserie de la Pontiac conserve l’essentiel de son charme d’origine. Un tableau de bord Pontiac 55 est installé, tandis qu’un magnifique revêtement en cuir et tissu bleu de Recovery Room recouvre les sièges baquets et autres parties souples. (kennysrodshop.com) PONTIAC SAFARI, 1957

HENRY J, 1951 C’est sur le stand de l’éminente National Street Rod Association (NSRA) que l’on a découvert cette radicale Henry J de 1951. C’est Revision Rods & Rides qui a imaginé ce qu’aurait pu rendre une Henry J pick-up en tronçonnant une berline du genre… Baptisé Henry Jenner – en hommage -, le projet s’est écoulé sur trois ans et des milliers d’heures : pour RR&R, il s’agissait de répondre aux attentes d’un client tout en réalisant un show car compétitif qui a déjà été vu dans plusieurs shows cette année, terminant dans le tableau des finalistes. La mécanique est un LS3 récent.

RODS & CUSTOMS — photo 4

CAMINO, 1959 Ça sentait la gomme brûlée chez Mickey Thompson, dont la devise de l’entreprise depuis 1963 est, à peu près, « conçu pour gagner ». Pilote de dragster, Mickey Thompson a rapidement produit des pneus adaptés au drag racing, dans un premier temps. Au fil des décennie, le champ d’activité s’est progressivement élargi : on trouve désormais des pneus pour les voitures de route, mais aussi les pick-ups et engins off-road, avec toujours une certaine idée de la performance. Contrepied pour le SEMA 2024 concernant le véhicule d’exposition, un projet en cours sur la base d’une El Camino de 1959, dont la benne était gavée de pneus Mickey… Visiblement, l’aspect patina était tout de même savamment entretenu, puisque l’on peut voir une mécanique allègrement destinée au drag – en tout cas aux runs violents – transpercer le capot, tandis que le châssis semble aux petits soins, et repose sur des jantes bien gaulées. Aucune info ne filtrait – qui s’occupe du projet ? – mais une pancarte annonçait qu’il y avait encore beaucoup de travaux à faire dessus, et notamment retirer 10 kg de crasse sur le véhicule ! Nous, on la laisserait bien comme ça… (mickeythompsontires.com)

FINI… MAIS IL NOUS PLAÎT BIEN COMME ÇA !

RODS & CUSTOMS — photo 5

AIR, 1955 On ne sait rien de cette Chevrolet Bel Air 55 posée sur le stand extérieur de Mothers, producteur des fameuses cires et polishs qui feraient briller même un politicien ! Son propriétaire est un certain Brent Dupont – qui publie des vidéos sans commentaire sur Youtube de sa voiture -, et la réalisation est vraiment somptueuse. FORD, 1934 A côté du célèbre rod de California Kid, on trouvait sa réplique parfaite en version pick-up ! Celui-ci s’appelle California Kid Express Pick-Up et a été imaginé par Bill Paul : « J’ai commencé il y a environ douze ans avec l’inspiration suivante : «Et s’ils avaient construit un camion-atelier pour accompagner la voiture en 1974 ? À quoi cela pourrait- il ressembler ?» » Bill est parti d’une berline 4 portes pour arriver à ses fins !

Carrosserie et style

TAKAHIKO IZAWA, ROHAN IZAWA ART DESIGN Depuis près de dix ans, Rohan Izawa Art Design se démarque dans le monde de la personnalisation automobile avec ses œuvres de carrosserie gravée et ses peintures métalliques uniques. À l’occasion du SEMA Show, son fondateur Takahiko Izawa nous dévoile son savoir- faire et ses ambitions internationales. Rohan Izawa Art Design est un atelier japonais de personnalisation automobile reconnu pour ses techniques de peinture et de gravure sur carrosserie. Fort de trente ans d’expérience, Izawa a développé IZ Metal, une peinture métallique gravable qui résiste au temps et aux UV. Ses créations, dont les emblématiques Nissan GTR Kuhl Racing Gold et Silver, témoignent de l’excellence et de l’innovation de l’atelier. Rencontre avec le fondateur de la marque… Nitro – Pouvez-vous vous présenter ? Takahiko Izawa – Je suis le fondateur de Rohan Izawa Art Design. En plus de diriger l’entreprise, je travaille aussi comme peintre en carrosserie et vendeur de produits de peinture personnalisée depuis plus de trente ans. Nitro – Quand l’entreprise a-t-elle été fondée ? Takahiko Izawa – J’ai créé l’entreprise en février 2015, donc il y a presque dix ans. Nitro – Quelle est la spécificité de Rohan Izawa Art Design ? Takahiko Izawa – Notre spécialité, c’est la peinture, la gravure et les techniques de finitions uniques, notamment notre peinture métallique IZ Metal. C’est une invention que j’ai développée, qui permet de graver toute la carrosserie d’un véhicule sans risque de dégradation sous les UV. Cette technique est demandée partout dans le monde et fait de nous des pionniers dans ce domaine. Nitro – Y a-t-il une nouveauté que vous présentez au SEMA Show ? Takahiko Izawa – Oui, nous avons exposé un modèle unique réalisé pour un client, une Chevrolet Impala 58 entièrement gravée. Nos bases sont en général bien plus récentes, mais elle incarne parfaitement notre savoir-faire en matière de personnalisation. Nitro – Cherchez-vous des distributeurs en France ? Takahiko Izawa – Absolument ! Nous sommes toujours ouverts à l’international et la France occupe une place spéciale pour nous. Avis aux professionnels amateurs du travail artisanal signé Takahiko Izawa ! (rohan-isawa.com) Texte Virginie Storck

RODS & CUSTOMS — photo 6

Sous le capot

PLYMOUTH SAVOY, 1954 DÉCÉDÉ CET ÉTÉ, GEORGE POTEET ÉTAIT PROPRIÉTAIRE DE CETTE PLYMOUTH SAVOY 54 DE RÉFÉRENCE DANS LE MILIEU DU KUSTOM. avec la suspension tirée d’une Viper de 97. Les autres modifications majeures sont les phares Mercedes E320, un capot en acier allongé et remodelé, une calandre sur mesure, etc. A bord, on est accueilli par des Recaro modifiés, du cuir vert olive, du daim et des inserts en fibre de carbone. Le tableau de bord personnalisé accueille un volant et des jauges Viper. La voiture est peinte en PPG Deep Moss Green et Spanish Olive Green et a toujours l’air aussi contemporaine aujourd’hui qu’elle l’était lors de sa construction. Considérée comme une référence dans le milieu du custom. trouve un V10 de Viper de 488 ci (offert par la marque elle-même, en la personne de Tom Gale, chef du design de l’époque !) et 480 hp, accouplé à la transmission 6 vitesses Borg Warner de Viper également. Le travail de carrosserie est époustouflant, car il s’agit d’un cabriolet à la base ! Le châssis a en fait été construit à la main Elle est bien connue cette fantastique Plymouth Savoy « Sniper » de 1954 : elle a été conçue par Troy Trepanier (Rad Rides by Troy) sur un dessin de Chip Foose en 1998 pour le compte de George Poteet, un pilote de racers de record, décédé cet été. C’était un bel hommage à lui rendre que de l’exposer à nouveau… Sous le capot, on

On passait devant sans beaucoup s’attarder, tant il y avait de choses plus spectaculaires – a priori – à voir alentours. D’autant qu’aucune signalétique ne détaillait les spécifications de ce pourtant très beau leadsled convertible. Sous le capot de cette Ford, l’on pouvait découvrir un V8 Cadillac préparé à l’ancienne et entièrement détaillé. L’intérieur conservait un magnifique esprit vintage, tout en produisant un tableau de bord unique avec un gros compteur central du plus bel effet. La sellerie bicolore faisait le job, tout comme les fenders aussi bien à l’avant qu’à l’arrière pour un effet baignoire assuré. Un petit coup de cœur au passage… FORD, 1946

RODS & CUSTOMS — photo 7

L’ambiance

GARY BRUCE, EDELBROCK GROUP Marque mythique pour les amateurs de pièces hi-perf, Edelbrock est devenue au fil des décennies une entité multiple. Gary Bruce, responsable des ventes et dans l’entreprise depuis 42 ans, nous rappelle ce que représente cette firme… Edelbrock est née en 1938 quand Vic Edelbrock Sr., passionné d’automobile, a commencé à concevoir et fabriquer des composants de haute performance pour améliorer celles de son propre véhicule. L’entreprise s’est développée avec la création de pièces pour différents types de voitures, en particulier pour la course automobile et les muscle cars. Avec un engagement à produire des produits de qualité, Edelbrock est devenue l’une des marques les plus respectées dans le secteur des pièces automobiles de haute performance. Nitro – Quelle est la spécialité première d’Edelbrock ? Gary Bruce – Toujours la haute performance : systèmes d’admission, carburateurs, arbres à cames, systèmes d’échappement et composants de moteurs. Nitro – Edelbrock est désormais un label avec de nombreuses branches… Gary Bruce – A partir de 2010, plusieurs marques ont été absorbées par Edelbrock. Cela a créé un portefeuille d’entreprises spécialisées dans la haute performance. Comp Cams est connue pour ses arbres à cames et accessoires de distribution. TCI est spécialisée dans les boîtes de vitesses et convertisseurs de couple pour les véhicules de course. Fast est axée sur les systèmes d’injection électronique. Russel est connue pour ses conduits et raccords haute performance, notamment pour les systèmes de carburant et de frein.Enfin, Lunati propose des arbres à cames et pièces pour des competition. Nitro – Avez-vous des nouveautés régulières ? Gary Bruce – Sur le SEMA 2024 nous proposons plus de 25 nouveautés avec chacune des marques affiliées : oui le groupe Edelbrock poursuit ses développements. (edelbrockgroup.com) Texte Virginie Storck

Bilan

FORD ROADSTER, 1932 CE ROD A UNE PERSONNALITÉ FORTE, EN MARGE DES CLICHÉS DU GENRE. Ils étaient bien contents, Daisy et Stanley Chavik, de voir une petite équipe de frenchies s’intéresser à leur travail : les Chavik sont d’origine tchèque et ils ont ouvert un atelier en 2003 à Orange, en Californie, le Hot-Rod Chavik Speedsters USA. Stanley peut être assez fier de son travail. Il présentait au SEMA un roadster 32 assez atypique et reflétant un travail de gout et de réflexion sur la thématique : The Blesser – tel est son nom – cherche à évoquer les indy cars de l’époque en reprenant non seulement le styling mais aussi les évolutions mécaniques du genre. Stanley a donc façonné la carrosserie de son 32 en s’inspirant des indy cars comme l’évoque le tunnel profilé derrière le casque du pilote, ou encore le tableau de bord à compteurs empilés. Le nez profilé du rod reprend une grille de La Salle 1938. Le bloc est un Ford AB8 flathead de 1949 avec culasses Ardun hémisphériques, compresseur Italy Mecanica SCOT et deux carbus Stromberg 97. Transmission Tremec 5 vitesses. La suspension a été entièrement dessiné en s’inspirant à nouveau des indy cars, les jantes sont des Halibrand. Le traitement de l’habitacle est à l’avenant, notamment avec les sièges bombardier dessinés pour l’occasion, tout comme le réservoir à carburant. Seule la sellerie a été confiée à l’extérieur, chez Al’s Garage Custom Interiors. Bravo à Hot-Rod Chavik pour ce 32 pas comme les autres… (hotrodchavik.com)

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GMC CARRYALL, 1960 Très chouette patine pour cet original GMC Carryall, qui n’est pas une base qui sert très souvent. Le traitement style cal-look à surfer (bravo pour la planche sur la galerie…) avec peinture deux tons sous la rouille savamment entretenue est topissime. Pourtant, l’atelier Adams Customs qui a réalisé l’engin n’est pas vraiment au bord de la mer, puisque installé en Arizona ! A l’inverse, les trucks et dérivés Chevrolet et GMC sont un peu la spécialité de la maison. Todd Adams a construit son premier Chevrolet 3100 de 1953 en 1988 quand il était encore au lycée et maintenant ce sont ses deux fils Tyler et Bryce qui ont repris la suite, avec la même passion. Pas enfermés dans un style, les deux frangins font des choses simples mais bien faites et efficaces… (adamscustoms.com)

FORD, 1932 Le stand de Automotive Racing Products (ARP, spécialisée dans les pièces usinées de moteurs et boites, écrous, vis, pignons, etc) recevait le très beau 32 de Grease Monkey Princess, charmante petite roddeuse aux cheveux de la couleur de son rod. C’est Johnson’s Hot Rod Shop qui s’est chargé de lui monter son roadster à coque GMP. Grzse Monkey Princess est une journaliste de 20 ans spécialisée dans le monde du rod et custom, de son vrai nom Mekenzie Murphy. Son rod fuschia à flammes noires a reçu le prix du Rod of the Year au Triple Crown of Rodding cette année. On appréciera la culasse Offenhauser au passage…

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LINCOLN CONTINENTAL, 1966 Impressionnant traitement full black pour Continental de 1966 présentée sur le stand Spyder : la voiture a constitué une année de travail pour en arriver là. Un customiseur du nom de Phab Phabtz semble en être l’instigateur, mais on n’en saura pas plus. Impossible à photographier sans bonne lumière, mais le monolithe noir de 2001 Odyssée de l’Espace lui ressemble ! CHEVROLET IMPALA, 1962 Les low-riders sont un peu en perte de vitesse aux States : il y en avait assez peu de présenté au SEMA cette année, surtout dans ce style assez typique vu sur cette Impala. Suspension pneumatique, jantes à fils chromées de petit diamètre, scallops sur le toit… Tous les clichés sont là, avec goût. L’intérieur est sobre, avec quelques touches de chrome spéciales (levier de vitesses) et sellerie bicolore assez discrète…

C’est à l’atelier Born Vintage Hot Rods de Bakersfield en Californie que Liqui Moly a demandé d’agrémenter son stand, et de fort belle manière grâce à cette Chevrolet 1954 leadsled ! Plus bas, c’est impossible ! On ne passait pas un doigt entre le bas de caisse et la moquette… Un travail de carrosserie proprement hallucinant, avec notamment une moulure de casquette de phares qui rappelle bien sûr le modèle 55. L’immense langue de chrome à l’avant, le V8 ultra détaillé sans fils partout, et le joli travail intérieur, savant mélange entre customisation de qualité et aspect d’origine, font de cette Chevy une des plus remarquables leadsleds du SEMA cette année… CHEVROLET BEL AIR, 1954

RODS & CUSTOMS — photo 10

Cet article est extrait de Nitro Hors-Série n°7, paru le 10/12/2024. Retrouvez tous les numéros sur la page Kiosque.