Salon · 15 décembre 2024
Pro-Touring & Racing au SEMA 2024
Là on est au cœur des muscle cars anciennes ou modernes, et des machines dédiées à la haute performance, que ce soit dans la rue ou sur circuit, ou sur piste de drags ! Les pro- tourings sont toujours très attendues au SEMA, car les délires mécaniques et aérodynamiques y sont toujours extrêmes… FORD MUSTANG, 1966 En…
Là on est au cœur des muscle cars anciennes ou modernes, et des machines dédiées à la haute performance, que ce soit dans la rue ou sur circuit, ou sur piste de drags ! Les pro- tourings sont toujours très attendues au SEMA, car les délires mécaniques et aérodynamiques y sont toujours extrêmes…
FORD MUSTANG, 1966 En passant devant le stand Vibrant Performance (pièces hi-perf extrêmes), tous les regards étaient tournés vers la Mustang Drift ultime présentée sur le stand – un chef-d’œuvre qui redéfinit ce qui est possible en ingénierie Drift. Chaque centimètre carré de cette machine spécialement conçue reflète le summum du savoir-faire de la marque, avec des composants de précision.Equipée d’un V8 double turbo VooDoo 5,2 l sortant 1 500 hp, cette Mustang qui n’en a plus que l’allure (châssis tubulaire unique) a été construite par NandoSA, DriftHQ et Mielke Motorsports : aucune dépense n’a été épargnée pour créer une Mustang qui ne se contente pas de dériver : elle domine. Cette voiture est plus qu’un produit phare pour Vibrant ; c’est un témoignage de la passion, de l’expertise et de l’innovation qui animent les équipes qui travaillent dans ce secteur très spécial qu’est le drift de haut niveau.

eCharger – et son patron Jonathan Goodwin – est une société qui se propose d’hybrider « facilement » votre ancienne, d’origine ou non, mais à moteur thermique. Habituellement tout cela est assez compliqué, mais eCharger est parvenu à ajouter sans trop de complication technique un moteur électrique de Tesla à un 6,0 l LS. Certes, cela prend de la place, et il faudra parfois aménager une bosse sur le capot. De même, votre malle sera encombrée de batterie (200 miles à chaque charge), mais les avantages sont nombreux : baisse de la consommation, augmentation du couple, toujours la joie d’entendre un bon gros V8 surpuissant ! Cette Pontiac 57 cobaye a été soignée dans son look « perfo » et affiche de belles performances d’accélération. L’avenir des hot-rods passera-t-il par ce système ? En tout cas, eCharger estime la modification à seulement 5 000 dollars ! (echargersystem.com) PONTIAC CHIEFTAIN, 1957 VOILÀ UN CONCEPT DE VOITURE HYBRIDE QUI NOUS CONVIENT… LE V8 6 LITRES EST TOUJOURS LÀ !
CHEVROLET NOVA, 1968 C’est peut-être le drag le plus connu de la planète ! Pourquoi ? Parce qu’il appartient à Hannah Maloof, mécanicienne de talent, pilote qui n’a pas froid aux yeux, et célébrité universelle depuis qu’elle a sa série sur Netlfix ! On aurait voulu la rencontrer, mais elle n’était pas là… On s’est consolé en admirant Supernatural, son fameux drag. (hannahmaloof.com) PLYMOUTH BARRACUDA, 1969 Taper des records sur les lacs salés ! C’est Troy Trepanier qui a construit cette voiture mythique en 2006 pour ce pilote disparu cette année (on vous en a parlé un peu plus haut). Outre la caisse très profilée, le bloc Chrysler Hemi qui l’équipe sort 1 000 hp. Le record de l’engin ? 307 mph, soit 493 km/h !

Heidts est un spécialiste des suspensions hautes performances. Aussi, il fallait sur le stand un engin à la hauteur. Ce fut la NovaX de Tim Buck construite par Zwygarts Hotrodz (Kansas City), et équipée des trains Heidts SuperRide II. Pour le workshop c’était le premier SEMA Show et il est parvenu à être dans le Top 10 du concours des constructeurs ! Il faut dire que la qualité de présentation est totale et super hi-tech. L’intérieur a été sous- traité chez Starline HotRod Interior. Le moteur est un LS3 pour environ 500 hp. Et il y a eu un gros travail de carrosserie dans le détail (par exemple les poignées de portes intégrées Kindig-It-Design).
CHEVROLET CAMARO, 1971 On aimera ou pas les dorures, mais encore très grosse qualité de présentation pour Camaro conçue par Vintage Fabrications Independence pour le compte de Matt Montineri. Le châssis est modifié maison, et un gros travail de carrosserie a été effectué comme en témoigne le spoiler spécifique. La grille de calandre a été faite par Alumicraft et vient en écho pour la couleur avec les jantes Forgline CF201 avec inserts en carbone de 18 pouces à l’avant et 20 à l’arrière. McLin Paintwork s’est chargé de la peinture Yachting Blue du nuancier Axalta. Vous voulez savoir ce qu’il y a sous le capot ? Un LS 427 double turbo de chez Nelson Racing avec boîte 6 vitesses Bowler Performance.

Chassis et suspension
PAUL MENTON, HOOSIER Depuis plus de six décennies, Hoosier Racing Tires accompagne les passionnés de course automobile en proposant des pneus à la pointe de la technologie, qu’il s’agisse de pistes ovales, de dragsters, de off-road, circuits, midgets, etc. Au SEMA Show, l’entreprise continue de marquer sa présence en dévoilant des innovations qui reflètent son histoire et son expertise unique. Paul Menton, vice- président des ventes depuis trente-cinq ans, nous en a dévoilé un peu plus sur l’histoire et les spécialités de la marque… Hoosier Racing Tires est le fruit de la détermination d’un coureur, Bob nNwton, qui souhaitait révolutionner les pneus de course. Avec une gamme de plus de 1 000 types de pneus, Hoosier est devenu le plus grand fabricant de gommes de compétition au monde. Aujourd’hui, l’entreprise continue d’innover pour satisfaire aussi bien les pilotes professionnels que les amateurs en quête de performance. Quand et comment l’entreprise a-t-elle vu le jour ? Paul Menton – L’entreprise a été fondée en 1957 par Bob Newton, un passionné de courses automobiles. Mécontent des performances des pneus de route avec lequel il roulait pendant les compétitions, il a décidé de créer ses propres pneus pour la course, lançant ainsi Hoosier. Nous célébrons donc bientôt notre 64e anniversaire ! Nitro – Quelle est la spécialité de Hoosier ? Paul Menton – À l’origine, Hoosier fabriquait uniquement des pneus de course. Mais, avec le temps, nous avons élargi notre offre. Aujourd’hui, en plus des pneus de compétition, nous lançons des gammes comme le Track Attack Pro, un pneu performant adapté à la ville. Nitro – Le Track Attack Pro a-t-il été spécialement conçu pour le SEMA Show ? Paul Menton – Pas exactement. Nous l’avons lancé en septembre dernier, mais nous l’exposons ici pour le faire découvrir à un public plus large. Nitro – Hoosier est revenu au SEMA après une longue absence. Pourquoi ? Paul Menton – En effet, cela faisait vingt ans que nous n’étions plus présents en tant que marque. Nous avions autrefois un pneu de route produit par Continental General et étions présent sur le salon grâce à cette entreprise. Aujourd’hui, nous sommes de retour pour montrer notre expertise complète : du mélange de caoutchouc à la fabrication sur-mesure de pneus de course, tout est fait en interne chez Hoosier. (hoosiertire.com) Texte Virginie Storck
CHEVROLET CAMARO, 1972 CETTE CAMARO EST AVANT TOUT CONÇUE POUR UN USAGE PISTE… EBC est une entreprise spécialisée dans le freinage type compétition, avec des pièces hautes performances de divers calibres pour nombre d’applications suivant les disciplines. Ainsi cette Camaro RS est la construction de l’émission américaine Power Nation et reçoit un traitement racing très prononcé, en témoigne l’énorme aileron arrière et l’habitacle dédié à un usage piste. Si on poursuit vers les dessous, on se rend compte qu’en réalité toute la structure a été repensée autour d’un arceau cage structurel… Vous pourrez détailler tout cela sur une vidéo de 4h26 mn dédiée à la construction de la voiture et disponible sur Youtube (tapez : Full Build Track dominating 700+ HP Classic Camaro) ! Si vous êtes un peu plus pressé, sachez que le bloc est un 440 ci Motown LS de chez Engine Power sortant 721 hp à 8 000 tr/ mn, via une boîte 4 vitesses Mid Valley. La suspenson vient de chez Umi Performance et les freins de chez EBC (étiers 6 pistons Apollo, plaquettes racing). Forcément.

Voici Barbarric ! Une ‘Cuda qui sort des ateliers Salvaggio Design pour Marshall Gay. D’extérieur, on a l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose, juste une des meilleures muscle cars de la grande époque parfaitement restaurée. En fait, elle est équipée d’un V8 Hellephant de 1 000 hp (au moins…) assemblé par Gearhead Fabrications, associé à une boîte Tremec 6060 6 vitesses. Comme elle était sur le stand de cette marque, l’échappement est un Magnaflow Custom et la suspension une Detroit Speed 595, les jantes sont des HRE Custom. Tout le sous-ensemble est renforcé par un arceau et certains panneaux de carrosserie sont en fibre. Elle cache bien son jeu… (salvaggiodesign.com) PLYMOUTH ‘CUDA, 1971
Non, ce n’est pas une sortie de grange d’une Dyatona bientôt restaurée ! Ce n’est même pas une vraie Daytona, mais une Charger maquillée… Cette voiture a tourné dans un nanard en 2001 intitulé Joe Dirt. Une histoire à dormir debout avec pas mal de muscle cars et des gags à deux balles. Il n’empêche que le héros du film, Joe Dirt, à défaut de pouvoir s’offrir une Plymouth GTX orange full stock parfaite, se retrouve à acheter pour 450 dollars cette semi-épave de Daytona avec un seul phare fonctionnel, une caisse pourrie et usée, et un intérieur customisé avec mauvais goût dans les années 80 ! Heu… Même à 450 dollars je la prends… D’autant qu’elle s’est vendue en l’état 337 000 dollars à une vente Barret-Jackson ! DODGE CHARGER, 1970

Son expertise est mise en valeur sur la scène internationale en tant que mécanicienne principale de la série Netflix Car Masters : Rust to Riches, qui en est maintenant à sa sixième saison. Ses alliances professionnelles comprennent des partenariats avec des géants de l’industrie tels que MagnaFlow, Mickey Thompson Tires, Classic Industries et Saleen Automotive. À 34 ans, la belle Constance Nunes a déjà dix-neuf ans d’activité derrière elle ! CONSTANCE NUNES, BABYSTANG
Le parcours de Constance Nunes a commencé dans sa jeunesse, immergée dans la culture automobile du garage de son père et dans l’atmosphère compétitive du Los Angeles County Raceway (LACR). Sa passion de jeunesse s’est transformée en une carrière professionnelle où elle a perfectionné ses compétences dans certains des meilleurs ateliers et concessionnaires automobiles du sud de la Californie, notamment BMW, Audi, Acura et Ford, où elle a excellé dans les services après-vente et en tant que directrice des produits de rechange. Aujourd’hui, Constance est reconnue comme l’une des principales sommités en matière de restauration de Mustang anciennes, et notamment son emblématique Babystang, une 64 ½ restaurée à la perfection. Sur le stand OER du SEMA Show 2024,

elle présentait Miss Calypso : rien moins que cette Mustang Boss 429 de 1970, un des rares 89 exemplaires peints dans la couleur Calypso Coral d’origine. Constance l’a entièrement restaurée dans sa configuration strictement d’origine, l’auto appartenant à la même famille depuis 1979 (33 000 miles d’origine). Bravo Constance et happy to have met you… LA BELLE ET LA BÊTE, OU CONSTANCE ET LA BOSS 429 !
Sobre mais très classe cette Coronet. Construite par Superior Quality Rides and Restorations pour Bo Schulz, elle a ce qu’il faut où il faut : bloc 6.2 Hellcat à compresseur, boîte Tremec 6 vitesses, échappement Magnaflow fait sur mesure d’après un dessin Kindig-It-Design, freins Wilwood avec ABS, éclairage led… Même les détails sont beaux : poignées de portes intégrées, rétroviseurs RingBrothers, compteurs numériques Dakota, jantes Billet Specialties. On achète. (superiorqualityrides.com)

Staga voulait faire quelque chose de différent avec Furioso, nom de la Chevelle SS 67 ici présente : la découpe de peinture plaira ou non, de même que l’aspect un peu trop racing (stickers, spoiler « grossier »…). Qu’importe, elle a de la gueule. « Nous sommes principalement ici pour montrer que nous avons la capacité de faire du scannage 3D, de fabriquer des prototypes, de l’outillage et des processus de fabrication », a déclaré le porte-parole de Staga. La Chevelle arbore un « capot réfléchissant en fibre de carbone cuivre, des ailes, un pare-chocs avant, un pare-chocs arrière, un tableau de bord et un coffre en carbone aussi », a écrit Staga sur sa page Insta. En revanche pas un mot sur la grosse prépa mécanique, donc on ne vous en dira pas davantage ! (stagamotorsports.com)

Culte depuis sa naissance – elle était dans les années 80 la seule vraie muscle car du marché ! -, la GN puis GNX convient désormais très bien à un traitement pro- touring de bon aloi. Dutchboys Hotrods s’est donc emparé du projet pour leur client, Angelo Vespi, avec ce projet gréé d’un 427 ci LS7 de chez Mast Motorsports (transmission Bowler 4L80E) avec injection Holley, freins Baer. Le châssis est retouché au niveau des berceaux avant et arrière (quatre tirants à l’arrière) et la caisse reçoit des extensions d’ailes en tôle. L’intérieur a été composé par Avant-Garde, la peinture reste noire comme à l’origine mais avec une texture de chez BASF. Les jantes sont des 20 pouces en trois parties de chez Greening Auto Company. Simple. Beau. Comme quoi, les youngtimers américaines peuvent aussi être de chouettes bases… (dutchboyshotrods.com) BUICK GRAND NATIONAL, 1987
FORD MUSTANG, 1989 La preuve à nouveau que les youngtimers de la fin des années 80 se prêtent bien à un traitement pro-touring avec cette « Fox » sur le stand Holley. Le V8 Ford est passé à 363 ci, évidemment avec toute une injection Holley (boîte Tremec TKX). Tout le reste est composé de pièces du groupe Holley ou de collaborateurs de la marque : suspension complète de chez Detroit, encore des pièces mécaniques de chez Holley et Quick Time, filtres et fluides de chez Earl’s, shifter Hurst, échappement Flowmaster, sièges FIA RaceQuip, harnais Simpson, jantes en 18 pouces Rocket. C’est à copier, au moins pour le look qu’on peut approcher sans trop d’effort (pas de gros travail de carrosserie).

Sous le capot
« Notre objectif avec Doughboy était de créer un véhicule qui non seulement fait tourner la tête mais offre une expérience de conduite différente de toute autre », a déclaré Riccardo Salatino, constructeur principal de Blazin Rodz. Objectif atteint : cette Chevelle délirante était clairement l’une des très grosses vedettes du SEMA. Doughboy, c’est son petit nom, développe 2 800 hp à partir d’un big block Brodix 540 construit par ACE Racing Engines avec induction forcée de deux turbos Precision 8385 Next Gen ! 2 800 hp ! Dans la rue ! On serait même presque tentés de dire – pour une fois… – « pour quoi faire ? » ! Le moteur a été reculé de 15 pouces dans la cabine, améliorant l’équilibre du châssis pour une maniabilité optimisée sur piste. Le tout repose sur un châssis Art Morrison hautement modifié avec la géométrie de suspension avant indépendante de la Corvette C7, renforcée pour supporter la puissance massive. La suspension avant et arrière entièrement personnalisée est fabriquée avec une unité CNC à cinq axes utilisant de l’aluminium 7075-T6 et utilise des rotules uniball. Les amortisseurs hélicoïdaux hydrauliques JRI permettent un réglage précis, améliorant ainsi la capacité de la voiture à s’adapter aux différentes conditions de conduite sur route et sur piste. VU comment le spoiler est bas, de toute façon, on ne voit pas comment l’engin pourrait rouler ailleurs que sur du billard ! Conçue avec l’esthétique d’une voiture GT Cup, la voiture a été conçue, fabriquée et assemblée en interne en utilisant 35 pièces CNC personnalisées et imprimées en 3D : « Utiliser toute la technologie, entre l’impression, l’usinage et la modélisation CAO, nous a vraiment permis de s’affranchir de toutes les limites. Beaucoup de choses sur la voiture, si c’était fait à la main, seraient si longues, et coûteraient tant que ça n’aurait pas de CHEVROLET CHEVELLE, 1970 sens », a expliqué l’ingénieur « maison » Spencer Tanner. Doughboy a reçu le prix de Best Engineered Vehicle of the Year. Vous pouvez maintenant regarder l’intégralité de la construction sur «BlazinRodz : The Series» sur YouTube.
! VOILÀ LA PUISSANCE DISPONIBLE SUR CETTE CHEVELLE DONT ON RECONNAÎT À PEINE LES FORMES, COMPTE TENU DE LA LARGEUR DE SES VOIES.

Les voitures
On continue dans la finesse avec cette Trans Am hypertrophiée qui l’hiver doit servir de chasse-neige, vu la taille de la pelle à tarte qui traîne devant ! Cavan et Russell Cameron sont les propriétaires – fls et père – et constructeurs de cette bête, mi-pro touring, mi-indy car… Passionné de mécanique et de pilotage depuis toujours, Russell a commencé à courir en off-road en 1983, avant de passer à l’indy car en 1990 en tant que mécanicien de teams de pointe. Père et fils ont entamé la construction d’Hammerhead (et oui…) en 2020. Le châssis est une création tubulaire unique qui reçoit le 400 ci Concept Performance LSR biturbo de 1 800 hp, et la boîte six vitesses séquentielle. Le moteur est très en retrait et rentre au-delà de la cloison pare-feu habituelle, de fait les commandes sont reculées. Vous vous demandez peut-être pourquoi le moteur est placé près du centre du châssis, la réponse est simple : la suspension IndyCar prend toute la place en amont dans le compartiment « moteur ». Lorsque le capot est enlevé, on voit d’abord les bras de suspension, les composants de direction, la barre antiroulis. Les amortisseurs montés horizontalement sont des Ohlins TT-44 avec ressorts Hyperco. Forgeline a construit un ensemble personnalisé de ses roues en aluminium forgées TA3R pour s’adapter aux dimensions IndyCar. Hammerhead roule sur des dimensions en 18×10 à l’avant et 18×14 à l’arrière, enveloppes Michelin Pilot Sport Legends Competition Slicks. Freins Brembo à six pistons aux quatre coins. 12 000 heures de travail plus tard, le résultat est là… PONTIAC FIREBIRD TRANS AM, 1973
MERCURY COUGAR, 1970 Tiens, une Cougar ! Elles ne sont pas nombreuses au SEMA (en a-t-on vu d’autres ?). En tout cas, celle-ci est plutôt bien servie, avec un bloc Ford 4.6 Terminator sous le capot tout moderne relié à une boîte Tremec T-56 6 vitesses manuelle. C’est le constructeur de la voiture, Painthouse (à Cypress, texas) qui a dessiné et réalisé l’échappement inox sur mesure. Et c’est encore la même boîte qui a effectué la peinture dans sa teinte Short Bus Pearl bien dynamique. Le châssis est élaboré par Detroit Speed, Sculpt Garage a conçu l’intérieur. La suspension est confiée à des amortisseurs Bilstein, les jantes sont des EVOS cernées par des pneumatiques Toyo. Ça roule bien…

CHEVROLET CAMARO, 1967 Voilà des années que Mike DuSold de DuSold Design développe cette Camaro première génération. A chaque fois, il trouve de quoi booster encore et encore ses performances. Mike utilise sa Camaro en course, notamment pour la fameuse course de côte de Pikes Peak, mais aussi pour des compétitions pro-touring sur circuit. Son LS 427 ci n’est gavé « que » par un seul turbo, mais ça permet déjà de cracher 1 300 hp, relayés par une transmission séquentielle Sadev. Evidemment, tout est construit autour d’un arceau cage structurel, sur lequel sont adaptés des trains modifiés de Corvette C6 Z06. C’est sur le poids de la carrosserie que Mike a beaucoup travaillé avec son équipe : tout est en carbone ou presque ! En tout cas tous les panneaux de carrosseries (ailes, portières…) mais aussi tous les appendices aérodynamiques… La voiture a bien failli ne pas être exposée sur le stand de Deisgn Engineering Inc, car le 30 septembre dernier Mike a pulvérisé tout l’avant à Laguna Seca en sortie de piste ! Il lui restait 34 jours avant l’ouverture du SEMA : la Camaro était bien là, et elle a fait son effet, croyez-nous… (shopdusolddesign.com)
L’ambiance
CHEVROLET CHEVELLE, 1970 Belle et bestiale, la Chevrolet Chevelle 1970, alias « WhippleD », dévoilée sur le stand CTEK, leader mondial des solutions de charge de batterie et de gestion de l’énergie. Cette voiture a été commandée par Omar Schmitt, propriétaire des restaurants Senior Frogs. Construite par Nostalgia Hot Rods dirigé par Dustin Hacker, WhippleD – c’est son nom – est montée avec un LSX 408 suralimenté avec un compresseur Whipple 3.0. Le système de gestion du moteur Holley Terminator gère la puissance, et il est associé à une transmission Tremec T56. On pouvait observer de près la superbe peinture Valspar, les roues Budnik Spiders (22×13 à l’arrière, 22×11 à l’avant), les pneus Toyo et un intérieur recouvert de cuir bleu denim NHR Hydes. Le look haut de gamme est complété par des vitres teintées d’AM Hot Rods Glass. Un système audio haut de gamme doté de haut-parleurs Focal en fibre de carbone jaune complète la construction. La construction comprend un châssis unique NHR équipé d’une suspension arrière Watts à 4 bras et d’une suspension avant tubulaire indépendante, complétée par une suspension pneumatique Shock Wave d’Air Ride Technologies

FORD MUSTANG, 1970 On aurait dû la classer dans les restomods, bon elle est aussi bien là : avec son V8 Super Cobra Jet de 5,4 l elle respire la grosse performance ! Cette Mustang a été conçue par Tucci Hot Rods, qui sans être spécialisé aime bien les Ford (un Bronco 1966 était aussi présenté sur le SEMA…). Notre pony a comme beaucoup d’autos sur le salon bénéficié de la technologie 3D pour voir le jour : les modifications ont ainsi pu être testées de manière virtuelle avant de perdre du temps et de l’argent pour tester… Elle a une classe folle, et bénéficie d’une grosse étude aussi bien pour le châssis que pour la mécanique, sauvagement préparée, mais dont on ne sait que trop peu… Notez les belles jantes Forgeline AL308. La suspension a été conçue chez Griggs Racing et la peinture est une nuance de chez BMW. (tuccihotrods.com)
Bilan
JOE, WILWOOD ENGINEERING INC. Wilwood Engineering est une marque incontournable dans le domaine des systèmes de freinage de haute performance depuis plusieurs décennies. Joe, rencontré sur le SEMA Show et membre de l’équipe depuis quatorze ans, nous en dit un peu plus sur l’histoire et les spécialités de cette entreprise. Fondée en 1977 par Bill Wood, Wilwood Engeneering Inc. est une pionnière dans la conception et la fabrication de systèmes de freinage sur mesure pour l’automobile, que ce soit pour la compétition ou le marché des pièces haute performance. Conçus pour les environnements les plus exigeants et incorporant plus de quarante- trois ans d’innovations en conception et fabrication, Wilwood Engineering demeure un leader dans la technologie du freinage notamment pour le secteur militaire, agricole, industriel et également pour le gouvernement américain ! Nitro – Quel est ton rôle au sein de Wilwood ? Joe – Cela fait quatorze ans maintenant que je travaille dans le développement des ventes. Mon travail consiste à capter de nouveaux clients parmi les professionnels de la personnalisation automobile et à soutenir ceux qui sont déjà avec nous. On les aide à développer leur activité, notamment en leur proposant une gamme de produits adaptés à leur modèle économique. Nitro – Quelle est la spécialité de Wilwood ? Joe – Les freins à disque. Nous produisons également des pedals boxs, des maîtres-cylindres, des fusées, des kits de freins et leurs composants que sont les étriers, les moyeux, etc. Notre expertise couvre un large éventail de composants essentiels au freinage. Nitro – Wilwood a-t-il lancé des nouveautés spécialement pour le SEMA ? Joe – Oui, nous avons développé six nouveaux produits pour cet événement. Quatre disques de freins dont un pour la Porsche 911, un pour les Toyota Tacoma et 4Runner, un autre pour les camions, un nouvel étrier et une nouvelle pedals box. (wilwood.com) Texte Virginie Storck
Cet article est extrait de Nitro Hors-Série n°7, paru le 10/12/2024. Retrouvez tous les numéros sur la page Kiosque.