Reportage · 14 janvier 2025
SEMA Show 2024
Amant, photos Vincent Lyky Viva Las Vegas ! VIVA LAS VEGAS ! Elvis avait raison, Las Vegas c’est vraiment cool… Surtout début novembre, quand the famous SEMA Show ouvre ses portes et que vous avez la chance d’être devant ! Ce qui fut le cas de la Rédac’ de Nitro, partie au complet voir si le mythe était à la hauteur. Et…
Amant, photos Vincent Lyky Viva Las Vegas ! VIVA LAS VEGAS ! Elvis avait raison, Las Vegas c’est vraiment cool… Surtout début novembre, quand the famous SEMA Show ouvre ses portes et que vous avez la chance d’être devant ! Ce qui fut le cas de la Rédac’ de Nitro, partie au complet voir si le mythe était à la hauteur. Et c’était… encore mieux que ça ! Viv
Sous le capot
Viva Las Vegas ! Reportage SEMA SHOW Une Renault Dauphine pro-touring ! Bloc central de Golf VR6 et un surnom sur le web : La brute. Une bonne vieille Merc’ leadsled. C’était la seule… Une mécanique hybride, ça vous rebute ? Aux States, on adjoint un moteur électrique à un bon vieux V8 et ça donne ça ! Cette Pontiac 1957 a été modifiée avec un kit eCharger à 5 000 dollars… Une Z28 pro-touring sous le soleil de Vegas. Cette Jeep postale renferme un LS 4.8 et une prépa’ de ouf !

Le projet du proprietaire
B ah ouais, on n’y avait jamais été. Un salon gigantesque, un show à l’américaine comme on n’en trouve qu’à Sin City ; en vrai, ça nous effrayait presque… La peur d’être déçus ! Un peu comme si c’était la première fois qu’on allait au bordel dans les années 50 : toutes ces promesses de péchés, de luxure, de sensations fortes… Et si ce n’était qu’un mythe ? LES PRAIRIES AU MILIEU DU DÉSERT “Welcome to fabulous Las Vegas, Nevada”. C’est écrit à l’entrée de la ville, et un peu partout dans les rues. OK. En tout cas, that’s all right mama, on vous en met plein la vue. Les lumières de Sin City doivent consommer 24/7 l’équivalent d’une centrale nucléaire par heure tellement ça claque et ça brille de partout – même en plein jour ça se voit ! -, de toutes les couleurs, surtout si c’est rose et doré. Rose pour le sexe. Doré pour les brouzoufs. Les deux raisons de vivre ici. Des milliers de touristes transhumancent tous les soirs dans les casinos les plus Grosse délégation de japonaise, à l’instar de cette Datsun Z méchamment préparée. Les C10 sur air-ride prolifèrent ! Celui du bas vient de chez Adams Customs. A suivre… Dans le paddock des drifteuses, cette Camaro en jetait. Cette ‘Cuda attendait sa séance de drift en exhibant ses dessous : un bloc moderne bourré de watts (ci-dessus). Le drag Supernatural d’Hannah Maloof était là… mais pas elle. Snif. Une belle C2 : les grandes jantes lui vont bien, pour une fois.
Les voitures
SHOW Une Impala 1962 vous accueillait… Chez Mickey Thompson, cette Camino est un projet en cours… Les pick-ups représentent plus d’un tiers des bases des ateliers de customs… On ne boudera pas notre plaisir devant ce Ford. voiture déjà mise en face : mets une phot de las vegas à la place Coup de coeur pour cette Z28 1969 superbe. Zwygarts Hotrods présentait cette Nova 67 avec LS3 de 500 hp. Parfaite. Sous une carrosserie patinée à souhait, cette Rambler wagon affichait une finition parfaite et des éléments techniques de Corvette. kitsches de la planète, en forme de Tour Eifel, de pyramide égyptienne ou de Little Venezia, avec ses gondoles et son faux ciel bleu. Le soir, sur les trottoirs du Strip, on vous refile les cartes de visite illustrées de péripatéticiennes aux qualités aérodynamiques indéniables et aux tarifs malgré tout accessibles, surtout si l’on compare au prix du cheeseburger – synonyme du mot « nourriture », car vous ne trouverez rien d’autre à grignoter dans ce coin de désert – indexé sur le cours du platine. Après neuf heures d’avion, et trois heures d’escale à Dallas (Texas), la prise en charge à l’aéroport de Vegas par une Jeep Cherokee déglinguée d’un chauffeur de taxi bosniaque – installé depuis vingt-cinq ans sur place – trumpiste et complotiste (on apprendra de sa bouche alors qu’on avait la tête dans le c… après le vol, que les Démocrates étaient coupables d’avoir enlevé et mangé plus de vingt mille enfants américains ! On a laissé tomber, pas la force de lutter…), et budget serré oblige, on avait pris nos quartiers au Flamingo, hôtel-casino parmi les plus connus et anciens de Vegas mais un peu déclassé aujourd’hui comme un vieil Ibis Style en bord de zone indus’, et dans lequel on ne retournera pas espérons-le – j’ai réparé deux fois la chasse d’eau de la turne -, vu que la notion de service y était pour le moins floue et l’état général des équipements remontant à des standards du siècle dernier. Et là, vous vous dites que le Rédac’ Chef n’a pas spécialement kiffé l’événement, et se trouve bousculé par quelque aigreur d’estomac… VITRINE D’ENFER Fi de Gaviscon ! Que nenni ! Car il suffit de prendre le monorail – une sorte de métro aérien façon Blade Runner qui sillonne en hauteur le centre-ville – pour se rendre en dix minutes au… SEMA Show. Lequel d’entre vous, passionnés d’américaines, de rods, de kustoms, de restomods, de pro-tourings, de dragsters et toutes ces sortes de choses, n’a pas entendu parler de l’événement annuel ? Même quand on n’y a jamais été, on sait ce que c’est : la promesse du grandiose Du Sold Design présentait cette Camaro 67 turbo de 1 300 hp ! La finition de bord est soignée pour une voiture de piste… Bel Air restomod avec V8 Hemi Gen3. Cette Chrysler 300 E a gagné déjà pas mal de prix. Constance Nunes en tenue de travail… Une réplique de la Skyline de Fast & Furious construite en dix jours !

L’ambiance
SHOW Motor Trend est à l’origine de cette Mustang 67 de 750 hp. Les bases fifties sont rares en pro-touring. Cette Chevy 55 est superbe. Cette Chevelle est une tuerie, aussi bien en plumage qu’en ramage avec 2 800 hp au programme ! Les Chevelle sont toujours prisées… Une Mazda Miata avec V8 LT2 de Silverado et culasses Lamborghini ! Ci-dessus et ci-dessous, la Corvette «attraction» de Kindig it Design ! À tomber cette Ford 46 posée au sol. Cette Plymouth Savoy 1954 est un kustom culte aux USA. et du spectaculaire, de la démesure à l’américaine. Pourtant, tant qu’on n’a pas vu « pour de vrai », impossible de se rendre compte que c’est encore bien au-dessus de ça. De temps en temps, en France et ailleurs en Europe, on tombe sur un rod ou une pro-touring qui sort des sentiers battus par sa qualité de finition. Pourtant et en toute objectivité, et malgré toutes leurs qualités, aucune de ces réalisations n’atteint ce qu’on trouve au SEMA. Rappelons qu’il s’agit avant tout d’une vitrine pour des équipementiers, qui proposent des pièces de haute qualité, pour optimiser les machines. Aussi, chacun redouble d’efforts pour attirer les regards et faire venir sur son stand quelque 300 000 visiteurs professionnels… Il faut réaliser la caisse qui tue. Celle qui écrase toutes les autres. Ça rivalise d’audace, technique et stylistique, parfois jusqu’à l’outrance. Mais le plus fou c’est réellement la qualité de finition des ensembles. Dessus, dessous, dedans, tout est plus qu’au top. DE OUF ! Les genres les plus courus sont les restomods et les pro-tourings. Normal, c’est ce qu’il y a de plus spectaculaire. Mais il ne faut surtout pas négliger la très grande part de tuning-drift sur bases essentiellement japonaises, et, dans une moindre mesure, européennes (BMW a une bonne audience). C’est à 50/50 avec les voitures américaines. Autre tendance très populaire : les pick-ups et trucks, notamment en version hi-rider, avec des châssis « télescopiques » montés sur vérins, débauche de chrome, de jantes en en 20 pouces mini, de peintures persos. Enfin, le spectacle fait partie du show, et les démonstrations de drift font bouffer des boulettes de pneus et respirer de la fumée de caoutchouc et d’embrayage aux spectateurs amassés autour de la piste, à moins d’un mètre des mécaniques qui virevolent dans un bruit furieux… On s’attendait à prendre une claque, on a été assommé. Où boire ? Où manger ? Si vous allez à Vegas, préparez- vous à douiller cher partout pour tout. Ils nous prennent pour des Américains… Des burgers plus rachitiques que dans les McDo français vous attendent au prix moyen de 25 $. On a eu du mal à trouver des points de chute corrects (prix, ambiance), mais voilà deux-trois adresses : pour boire un coup avant le resto ou au petit-déjeuner – selon votre rythme, ça vit 24/7 là-bas -, il y a le Yard House (Las Vegas blvd, 3545), je ne sais plus le nom du cocktail mais c’est une bombe atomique et la barmaid (« C’est-la-vie », in french in the text) est sympa. Pour manger le soir, c’est direct au Tilted Kilt (même adresse, c’est une galerie commerciale) : bonne ambiance, serveuses charmantes en minijupe écossaise et pas trop couvertes en haut, menu correct en qualité/prix (sans originalité cependant). On a fait toute la carte, tout tient la route comme une Studebaker à la Panamericana. En journée, on vous recommande un classique : le Denny’s (trois adresses à Vegas), fast food généreux en carte, prix corrects, endroit propre. On ne pouvait pas passer un doigt entre la caisse et la moquette ! Cette Bel Air 54 venait de chez Born Vintage Hot rods. Une Chevy pro-touring dans toute sa splendeur. Cette Chevelle WhippleD vient de chez Nostalgia Hot Rods. BMW ? Juste pour le look, le châssis est unique et le bloc est un V8 ricain.
Chassis et suspension
A RENCONTRE MIKE HALL… Ceux qui ont Netflix connaissent bien cette série culte, Rust Valley. C’est tout simplement la vie du garage de Mike Hall, un sacré bonhomme, très charismatique, qui a entassé au cours de sa vie des centaines de semi-épaves d’américaines mythiques, sauvées de la destruction et entassées dans son grand terrain en Colombie-Britannique (frontière canadienne). Il entame des chantiers les uns après les autres avec son équipe (son fils Connor, son copain Avery – avec qui ça frictionne souvent -, la jeune Cassidy, carrossière de talent, Sarah qui s’occupe des commandes de pièces…). Mike a gagné sa vie comme dynamiteur de roches, et a ouvert cet atelier la « retraite » venue pour assouvir enfin sa passion des belles mécaniques customisées. Dans la série, Mike s’y dévoile comme un authentique passionné, mais aussi un grand homme, au propre comme au figuré, généreux comme on n’en trouve pas deux. La preuve, quand on l’a rencontré, la poignée de mains fut particulièrement franche ! Une Mustang 70 au concours Toyo Tires, signée Tucci Hot Rods. Quelques lowriders classiques étaient là. Don Garlitts en dédicace ! Voilà la très grande mode aux USA… Les séances de drift sont spectaculaires… Et ça pue le pneu brûlé grave ! Une Firebird 73 montée sur des éléments d’Indycar !





Cet article est extrait de Nitro #332, paru le 09/01/2025. Retrouvez tous les numéros sur la page Kiosque.