Reportage · 7 août 2025
Trio au nat’s
NAT’S PARFUM D’HOLLYWOOD FORD (1932) Comme beaucoup, Serge Braillard rêvait d’un rod. Marqué à jamais par quelques films, il a fini par trouver l’engin de ses rêves, chez lui, en Suisse… S erge vient du milieu de la moto, qu’il a pratiqué en version compétition : il en a gardé deux Ducati en souvenir. Puis il s’est occupé…
NAT’S PARFUM D’HOLLYWOOD FORD (1932) Comme beaucoup, Serge Braillard rêvait d’un rod. Marqué à jamais par quelques films, il a fini par trouver l’engin de ses rêves, chez lui, en Suisse… S erge vient du milieu de la moto, qu’il a pratiqué en version compétition : il en a gardé deux Ducati en souvenir. Puis il s’est occupé de son fils qui a couru divers championnats en 125 (Europe, Espagne…). Enfin est venu le temps de se faire plaisir avec un engin qui le fait rêver depuis qu’il a vu il y a longtemps American graffiti : un rod. Un Ford 32, exactement. Nous avons rencontré Serge et son épouse Chantal au Nat’s, et nous avons fait connaissance avec son ’32 à coque métal : « Je l’ai vu sur le meeting de Aarburg pendant deux ans, et il m’a fait craquer. J’ai fini par mettre un mot sur le pare-brise pour dire que j’étais intéressé. Son propriétaire était un Américain résidant en Suisse, qui en possédait plusieurs, et même beaucoup. Il m’a rappelé, et on a fait affaire en 2018 ». Aussi simple que ça ? Oui, car l’engin était en parfait état, pratiquement tel quel vous le voyez, à part une révision et des touches personnelles de Serge : « Le groupe motopropulseur 350/350 a été refait, et le train avant remis à neuf par JF Autos. J’ai changé les jantes aussi. L’intérieur est de l’an dernier ». Finalement marqué par le cinéma, on remarque évidemment les fameux autocollants Deuce of Spade sur le capot (du film du même titre) : ils ont été réalisés par Nys-Art, artiste rencontré à Epoqu’Auto. Serge et Chantal roulent pas mal avec ce rod : « On fait 6 000 km par an, des rassemblements mais aussi du tourisme en France. Avec la boîte auto 4 rapports c’est sans problème… ».
Amant, photos Vincent Lyky LA COULEUR EST SUPERBE, LA DÉCO CRAQUANTE, LE STYLE CLASSIQUE : ON AIME. Serge et Chantal ne sont pas avares d’utilisation de leur rod : partir en vacances ne pose aucun problème ! Les petits détails font la différence… Comme toujours ! Le 350 « moderne » a été accessoirisé vintage, comme en attestent les bandages du collecteur…

NAT’S R oland Matthey et son épouse Katherine ont l’habitude des engins rustiques : « On a déjà beaucoup roulé en Jeep et en utilitaires anciens ». Du coup, opter pour un pick-up Chevy de 58 pour les week-ends et les vacances relevait presque du confort ! l’importation de l’Apache remonte à huit années en arrière, après une sévère sélection par des contacts locaux. Le gros truck bordeaux appartenait à un négocient en vins du Connecticut, la couleur ne pouvait pas mieux tomber. Sous le capot, c’est toujours du Chevy mais un combo 350/350 issu d’une Camaro bien plus moderne : « C’est plus civilisé pour les longs parcours, on a des gros freins et un pont long ». La carrosserie et la peinture ont aussi été refaits il y a quelques temps, tandis que la fille de Roland et Katherine a customisé et peint elle-même la casquette de pare- brise, avec cette maxime « Never give up », n’abandonne jamais. Un credo familial important chez les Matthey et qui est devenu leur façon d’être. Et l’Apache ne semble pas prêt de déposer les armes, puisqu’il prend la route très régulièrement voire souvent pour des périples en lien avec les américaines et les customs, ou tout simplement pour des week-ends entre copains. CHEVROLET APACHE (1958) La couleur ne pouvait pas mieux tomber : ce pick-up Apache appartenait à un négociant en vin dans le Connecticut, avant que Roland Matthey ne tombe dessus… COULEUR VIN
UTILITAIRES, C’EST PRESQUE DU CONFORT « BOURGEOIS » ! Texte Thibaut Amant, photos Vincent Lyky Ce gros Apache aligne les kilomètres chaque année : une mécanique moderne, et de gros freins rendent sa conduite plus facile au long cours… La caquette est une « œuvre fami- liale » qui a son importance pour Roland et Katherine.

NAT’S FORD (1932) Manu voulait un rod. Mais discret : il avait stipulé au garage qui avait en charge de lui trouver, surtout pas de flammes. En toute logique, il a craqué pour celui-ci. PAS DE FLAMMES L es hasards des coups de cœur et du pouvoir de séduction de certaines machines amènent souvent à faire le contraire de ce qu’on pense ou veut. Ainsi, alors qu’ils sont déjà bien occupés avec une Chevrolet Bel Air 53 stock, Manu et Sandrine se mettent à chercher un rod, mais discret. JF Autos leur propose alors ce superbe ’32 flammé à l’ancienne. Top. On révise le cahier des charges et on adopte : « JF a été de très bon conseil : il savait ce que je cherchais mais cet exemplaire était vraiment très beau, avec une histoire importante. Il ne fallait pas le laisser passer ». Effectivement, il a été la vitrine des pneus Mickey Thompson pendant deux ans au SEMA Show il y a de ça quelques années ! Ces gars-là n’exposent pas des bouses, loin s’en faut. Et ce ’32 à coque poly claque fort. « Il n’avait que 3 000 miles et le prix était très correct ». JF Autos se charge de mettre l’engin aux normes, pose des jantes un peu moins larges (Thompson avait besoin d’y coller des gommes… démonstratives !). Sous le capot, l’éternel 350/350 sous la forme d’un « tpi » de Corvette préparé. « Sa conduite est si facile, presque moderne, qu’il prime désormais sur la Bel Air pour nos sorties ! ».
Amant, photos Vincent Lyky CE ’32 NE FUT RIEN MOINS QUE LE MODÈLE DE SHOW DE MICKEY THOMPSON LORS DE DEUX SEMA SHOW. Manu et Sandrine préfèrent presque voya- ger dans ce rod totalement adapté aux contraitnes de la circulation moderne, plutôt que dans leur antique Bel Air ! L’habitalce apporte un vrai confort et une finition parfaite : Micey Thompson ne fait pas les choses à moitié !






Cet article est extrait de Nitro #335, paru le 02/08/2025. Retrouvez tous les numéros sur la page Kiosque.