Sixties · 5 octobre 2026
Chevrolet Bel Air 1962 409 : la dernière bubble top
En 1962, la gamme full-size de Chevrolet s’articule autour de trois finitions : Biscayne, Bel Air et Impala. Cette année-là, GM abandonne sur toutes ses marques le toit de hardtop vitré surnommé « bubble top », au profit d’un pavillon plus formel, y compris sur l’Impala Sport Coupe. Une seule exception : la Bel Air Sport Coupe, qui conserve la bulle de 1961 pour une dernière saison. Ce sera la dernière « bubble top » de Chevrolet.
Sous le capot, c’est le V8 409 ci, un big block de la génération W, qui fait la légende du millésime. Lancé le 17 décembre 1960 avec l’Impala Super Sport, il est proposé en 1962 en deux versions : 380 ch avec un carburateur quadruple corps, et 409 ch avec deux quadruple corps. C’est cette dernière qui inspire aux Beach Boys leur tube « 409 », sorti la même année. Le 409 fait aussi les beaux jours de pilotes de drag racing comme Dave Strickler, Don Nicholson ou Hayden Proffitt.
Nitro a présenté dans son n°329 une Bel Air Sport Coupe 1962 restaurée dans la configuration la plus radicale du catalogue d’époque. Voici le début de l’article.
L’extrait de Nitro n°329
D’emblée, cette génération de Chevy avec le fameux « bubble top » a une chouette gueule qui en impose. Si en plus on ajoutait sous le capot à l’époque un 409 avec une boîte manuelle, alors on avait l’arme fatale pour les runs, officiels ou non. Le propriétaire de celle-ci s’est souvenu de l’équation en la configurant au moment de la restauration aux specs « quart de mile » : pas de radio, pas de chauffage, un pont Posi-Traction, et run, baby, run…
On aura beau dire, on aura beau faire, on pourra me répéter que je suis un rabat-joie, un vieux con, un dinosaure, il n’empêche, c’était quand même le bon vieux temps ! Il y a soixante ans et plus, les Big Three faisaient tout pour avoir la plus grosse sous le capot. L’enjeu pour les marques, c’était gagner sur les speedways. L’enjeu pour le client, c’était gagner sur les boulevards. Point barre.
Moteur interstellaire
409. Voilà l’arme fatale de Chevrolet. C’est la cylindrée en pouces cubes du V8 qu’il fallait en 1962 pour pulvériser une fusée Atlas au démarrage… Si la NASA avait opté pour ce bloc, elle n’aurait pas attendu 1969 pour aller sur la Lune. La génération W des big blocks Chevy est apparue en 1958, et l’évolution 409 ci fait son apparition pour 1961 : le 6,7 l est alors gavé par un ou deux carbus Carter quadruple corps.

C’est précisément le 17 décembre 1960 que l’Impala Super Sport augure le moulbif de la mort, d’abord 360 hp puis 380 au millésime suivant avec l’unique carburateur, et 409 hp (pas mal, non ?) avec les deux Carter AFB et le collecteur en alu. On ne s’arrêtera pas en si bon chemin : 425 hp en 1963 !
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Extrait : Texte Matt B. Tahiuan, photos RM Sotheby’s, Nitro n°329 (juillet-août 2024). Introduction : rédaction nitro-mag.fr.
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