Visite atelier · 18 mai 2024
Airborne Museum
– 80 ans D-Day VISITE / AIRBORNE MUSEUM Il compte parmi les plus anciens musées dédiés au D-Day, mais que de chemin parcouru depuis l’ouverture d’une « rotonde » autour d’un planneur Waco en 1964 : en soixante ans, sa surface a considérablement augmenté et l’Airborne Museum a ajouté pour 2024 un cinquième bâtiment à visiter ! Ce qui fait de lui…
ans D-Day VISITE / AIRBORNE MUSEUM Il compte parmi les plus anciens musées dédiés au D-Day, mais que de chemin parcouru depuis l’ouverture d’une « rotonde » autour d’un planneur Waco en 1964 : en soixante ans, sa surface a considérablement augmenté et l’Airborne Museum a ajouté pour 2024 un cinquième bâtiment à visiter ! Ce qui fait de lui l’un des plus anciens, mais aussi l’un des incontournables du genre… 5en1 80 ans D-Day – 41 Par Thibaut Amant – Photos Vincent Lyky ▶ INFOS PRATIQUES • Adresse : 14, rue Eisen- hower, 50480 Sainte-Mère- Eglise. Tél. 02 33 41 41 35 airborne-museum.org • Horaires d’ouverture : de mai à août, 9/19h ; d’avril à sep- tembre, 9h30/18h30 ; d’octobre à mars, 10/18h. • Temps de visite moyen : environ 2 heures. • Tarifs : Du 10 février au 8 mai 2024 : adulte 8,90 €, enfant (6-16 ans) 5 €, adulte avec visite guidée des réserves 13,90 €, enfant avec visite guidée des réserves 9 €. – A partir du 8 mai 2024 : adulte 11,50 €, enfant 7,50 €, adulte avec visite guidée des réserves 16,50 €, enfant avec vi- site guidée des réserves 11,50 €. Gratuit pour les moins de 6 ans. Tarifs réduits pour anciens combattants, militaires en va- cances, PMR : 6,40/8,50 € selon dates. Tarif famille (2 adultes 2 enfants) 24/33 € selon dates, 4/5,50 € par enfant supplémen- taire. Pass Airborne Ambas- sadeur 17 € (voir conditions sur site web). Tarifs groupe : en visite libre 6,40/8,50 € par adulte suivant dates, 4/5,50 € par enfant suivant dates ; en visite guidée, 20 personnes minimum, contactez infos@ airborne-museum.org (anglais possible), 7,50/11,50 € par adulte suivant dates, 5/8,50 € par enfant suivant dates. – Pas de visite guidée entre le 31 mai et le 9 juin. Scolaires : visite libre 5 €/en- fant, guidée 6 €/enfant, guide et chauffeur gratuits, une gratuité pour dix payants. • Infrastructure : parking payant municipal devant le musée (2€/24 h). Accessibilité PMR (sauf plateforme C-47). Boutique dans le musée. Partenariat avec d’autres sites donnant lieu à des réductions tarifaires. Privatisation de trois salles possibles. 42 – 80 ans D-Day VISITE / AIRBORNE MUSEUM L ’histoire de l’Airborne Museum c’est surtout un lien puissant qui unit depuis 1944 les habitants de Sainte-Mère-Eglise avec les parachutistes des 82e et 101e Airborne Divisions, libérateurs de la ville. C’est au clocher de l’église que restera accroché le soldat John Steele – on peut encore voir un emblématique mannequin à son effigie, toujours pendu à une toile de parachute au sommet de l’édifice religieux… Entre 1945 et 1958, le maire, Alexandre Renaud, entame les premières démarches commémoratives et mémorielles, avec dans l’idée de créer ce qu’on appellera un « musée », dédié aux escadrons salvateurs. Tout tournera autour d’une planneur Waco CG4A, emblématique des troupes américaines liées à Sainte-Mère-Eglise. Mais l’engin n’est pas facile à trouver malgré l’aide des autorités américaines. En 1959, le nouveau maire, Jean Masselin, prend le relai et poursuit les démarches. Une épave de Waco est dénichée, une restauration entreprise, un terrain acquis par la mairie : le 6 juin 1964, le petit bâtiment – en forme de parachute ouvert – est inauguré en présence des généraux Taylor et Ridgway, et du soldat « vétéran » John Steele. Dès lors, l’Airborne Museum n’aura de cesse d’évoluer et de grossir. LE CINQUIÈME ÉLÉMENT Le don à la fin des années 70 d’un Douglas C-47 ayant participé au Débarquement engage la création d’un deuxième bâtiment, inauguré le 6 juin 1983. Puis la collection s’agrandit encore, la vocation pédagogique et didactique du musée prend du sens, et un troisième bâtiment en forme d’aile d’avion sort de terre le 5 juin 2014, baptisé Opération Neptune. Il sert de support « L’Airborne Museum compte parmi les plus anciens lieux de mémoire. » 80 ans D-Day – 43 Quel est votre rôle au sein de l’Airborne Museum ? Eric Belloc : Je suis Conservateur depuis douze ans environ. Je m’occupe de la conservation des collections, ainsi que leur mise en valeur.
Le projet du proprietaire
Je m’occupe également des recherches historiques et des expositions temporaires notamment. Comment est né le musée ? Eric Belloc : Sainte-Mère-Eglise est reconnue comme un haut lieu de mémoire. Cette notoriété réside dans le fait qu’elle fût le théâtre d’importants combats aux premières heures du Débarquement de juin 1944, mais aussi du fait de la création sur le canton, de trois grands cimetières militaires provisoires. Il y avait 13 797 tombes de soldats sur trois sites autour de la ville. Les civils ont ensuite pris l’initiative de nettoyer et fleurir les tombes régulièrement. Dès le 6 juin 1945, il y a eu les premières célébrations officielles. Une relation s’est créée avec les Américains qui ont donné un grand nombre d’objets. Monsieur Alexandre Renaud, pharmacien et maire de Sainte-Mère-Eglise à la Libération, entame, en tant que maire- adjoint en 1956, des démarches afin de créer un musée à Sainte-Mère-Eglise. En effet, cette idée sommeille depuis la fin de la guerre dans la tête des époux Renaud, qui entreposent à la mairie des objets, des reliques ayant appartenus à des vétérans américains. De 1956 à 1958 ils multiplient les courriers vers les autorités américaines et françaises afin de collecter les fonds nécessaires à la construction d’un édifice à vocation mémorielle. En ces années dédiées à la reconstruction de la Nation, la tâche est rude mais ils parviennent malgré tout à acheter un terrain, situé face à l’église, emplacement hautement symbolique des parachutages de la 82e Airborne. Cet emplacement nécessite une muséographie innovante, entièrement dédiée à la gloire des Américains, dont le point d’orgue serait l’exposition d’un planeur ayant participé aux opérations du Jour-J. Monsieur Renaud formalise cette demande en mai 1957, auprès de l’état-major de la 82e AB de Fort Bragg aux Etats-Unis. L’année 1959 voit la nomination au poste de maire de Sainte-Mère-Eglise du docteur Jean Masselin, qui prend en charge le dossier de création du musée. Au début des années 60, l’armée américaine vient de localiser l’épave d’un planeur Waco CG-4A. Les démarches reprennent, l’épave est confiée pour restauration aux ateliers Salis de la Ferté-Alais en région parisienne. L’association pour « l’Exposition permanente des troupes aéroportées » (loi 1901) voit le jour et prend le relais pour l’exploitation du futur musée. C’est ainsi que la première pierre est posée le 6 juin 1962 par un hôte de marque, l’ambassadeur des Etats-Unis en France, le général Gavin. Le planeur Waco prend place au milieu d’un bâtiment novateur pour l’époque puisque son toit évoque la voilure d’un parachute. L’inauguration a lieu le 6 juin 1964 en présence notamment des généraux Ridgway et Taylor, la grande aventure du musée peut enfin démarrer. Cette association est toujours celle qui officie aujourd’hui, avec d’autres personnes depuis bien sûr ; mais le maire est un membre de droit, du conseil d’administration. A l’ouverture au public en juin 1964, l’association gérait au début de manière bénévole, puis a lancé au fil des ans des travaux et divers agrandissements jusqu’à aujourd’hui.
Carrosserie et style
Mais entre-temps, il a fallu davantage de monde, engager des salariés, créer des postes. Il y a désormais une dizaine de salariés à l’année, dont je fais partie, pour gérer au quotidien le musée. Le musée de 1964 était bien plus petit qu’aujourd’hui… Eric Belloc : Entre 1975 et 1977, un homme passionné d’aviation et de parachutisme, membre de l’association du musée propose un don exceptionnel, un véritable avion de transport, le Douglas C-47 Skytrain. Un avion mythique qui a participé aux opérations aéroportées près de Sainte-Mère-Eglise dans la nuit du 5 au 6 juin 1944. L’association décide alors de lui réserver une place de choix dans son parc et lance la construction d’un deuxième bâtiment, inauguré le 6 juin 1983 et entièrement restauré en 2021. Au fil des ans, le musée s’adapte et afin de répondre aux mieux aux attentes des visiteurs, l’association lance la construction d’un troisième bâtiment en forme d’aile d’avion, inauguré le 6 juin 2014, et baptisé « Opération Neptune ». Ce nouveau dernier bâtiment de façon très réaliste et émouvante fait la part belle aux durs combats auxquels ont été confrontés les parachutistes en Normandie. Le point d’orgue de cette visite prend fin dans le hall avec l’exposition d’un Piper-Cub J3, avion de reconnaissance américain. L’année 2016 est marquée par la construction du centre de conférence Ronald Reagan, bâtiment à vocation culturelle puisqu’il abrite une salle d’exposition temporaire et un cinéma. 2024, année du 80e anniversaire du Débarquement et 60e anniversaire de la création du musée sera marquée par l’inauguration d’un cinquième bâtiment spécialement dédié aux opérations des planeurs pendant la Seconde Guerre mondiale. Quant au bâtiment originel du planeur, il sera complètement réaménagé pour accueillir une toute nouvelle thématique autour d’une scénographie remise au goût du jour. En dehors du planeur et du C-47, quelles sont les pièces maîtresses du Airborne Museum ? Eric Belloc : Il y en a beaucoup ! Le casque M1 du Major Général James Gavin, les bottes de saut du Major Général Matthew Ridgway les dog tags de John Steele, le fameux parachutiste qui est resté accrocher au clocher de Sainte-Mère-Eglise, et bien d’autres objets emblématiques et uniques. Le musée fonctionne par des dons et des achats. Il a fallu établir une politique d’acquisition avec des normes précises. Les objets sont proposés, j’estime s’ils sont valables ou non, à un prix cohérent, et je les propose au conseil d’administration : on voit si on en a besoin, et vers quoi on veut aller. On prend en compte pas mal de critères, et d’abord celui de rester dans la thématique de l’Airborne. On ne prend pas tout ce qui a trait à la Seconde Guerre mondiale, mais seulement ce qui nous concerne. En outre, la collection appartient à l’association du musée, si elle est dissoute la collection serait léguée au musée de l’Armée à Paris. Après une carrière commerciale dans le domaine de la pièce de rechange pour automobiles, Eric Belloc a pu enfin être « professionnel » dans sa passion : la Seconde Guerre mondiale, de par l’histoire de ses grands-parents, a toujours été un domaine d’intérêt pour lui. Eric a restauré d’abord plusieurs véhicules militaires (Jeep, Dodge, GMC, Halftrack…), est devenu collectionneur d’objets de cette période, a écrit des ouvrages, puis est devenu Conservateur d’un des principaux musées liés au Débarquement… Eric Belloc Conservateur de l’Airborne Museum Rencontre Rencontre ▶ 44 – 80 ans D-Day au quatrième bâtiment, inauguré en mai 2016, le Centre de conférence Reagan (la Fondation Ronald Reagan ayant fait une donation substantielle pour permettre la construction), qui renferme une salle de cinéma, ainsi qu’un espace pour les expositions temporaires. Des travaux de rénovation des anciens bâtiments sont menés en 2020-2021, mais c’est pour mieux mettre en valeur un cinquième bâtiment qui sort tout juste de terre en ce début d’année 2024, et dont l’inauguration se déroulera bien entendu le 6 juin prochain, célébrant ainsi les 80 ans du Débarquement mais aussi les 60 ans du musée ! Nous laissons dans ces pages la Directrice du musée, Magali Mallet, nous expliquer à quoi servira ce cinquième bâtiment, qui fermera le cercle en quelque sorte…
L’evenement
Ainsi, l’Airborne Museum est devenu en six décennies l’un des musées incontournables sur le D-Day et sans doute l’un des plus fréquentés à l’année. POUR TOUS, ET SURTOUT LES JEUNES La richesse de la collection, authentique, historiquement vérifiée, la scénographie, épurée pour mettre en valeur le fond plus VISITE / AIRBORNE MUSEUM Un travail d’historien pointu préside à l’exposition des objets et aux explications fournies, ce qui fait de l’Airborne Museum un endroit référentiel. L’agenda 2024 13 avril débat sur la Résistance dans la Manche (Cotentin, Sainte-Mère- Eglise et le réseau Centurie) avec les historiens Michel Boivin et Michel Leblond. 8 mai mise en accès des deux nouveaux bâtiments du musée au public (pavillons Waco et Occupation). Mi-avril (la date précise n'est pas encore fixée) : ouverture de la nouvelle exposition temporaire (saison 2024), « Eisenhower- De Gaulle, de l'amitié à l'alliance, dans la guerre et dans la paix ». Elle analysera les relations des deux personnages et soulignera ce qui les rapprochait. 1er-9 juin ouverture du Camp Geronimo 2024, le camp de reconstitution militaire US de l'Airborne Museum. Pour le programme complet (dans sa version du 8 janvier 2024, qui est susceptible de changer d'ici juin), se reporter à notre site web ou la page Facebook dédiée. Weekend du 14 juillet animations sur les Forces Spéciales de la Libération (Jedburghs, OG OSS, SAS, Plans Proust et Sussex). ▶ 80 ans D-Day – 45 « Cet objet n’est pas le plus gros mais demeure une pièce rarissime : il s’agit d’une des fameuses poupées Rupert. » – FOCUS – Les poupées Rupert Difficile de sélectionner un objet parmi les milliers présentés à l’Airborne Museum, tant tous ceux présentés semblent avoir une valeur symbolique et historique intrinsèque. Nous n’avons pas choisi le plus gros, mais assurément un des plus originaux, en la présence de deux poupées Rupert. Qu’est-ce qu’une poupée Rupert ? ll s'agit d'un faux mannequin parachutiste fabriqué en toile de jute d'une hauteur de 90 cm environ. Les bras et les jambes sont remplis de sable pour le lester, il est équipé d'une petite voilure blanche en coton. De fabrication anglaise, cette poupée surnommée « Rupert » par les Américains devait servir de leurre. En Normandie, ces poupées n’ont été utilisées que dans la nuit du 5 au 6 juin 1944. Cette même nuit, deux escadrilles britanniques brouillent les radars allemands pendant qu’une quarantaine d’avions larguent 500 « Rupert ». L’objectif de ces largages était de tromper l’armée allemande sur le lieu exact du Débarquement : l’avion les larguait avant les vrais parachutistes, quelques centaines de mètres ou kilomètres, pour faire déplacer les troupes allemandes vers ces poupées. Le musée en possède deux exemplaires : le premier est en parfait état de stock (état neuf) et a été retrouvé avec quelques exemplaires rescapés sur un aérodrome anglais dans les années 80. Il n’a jamais été largué. Le second est un don de Mr Renaud qui le tient de ses parents (exemplaire vraisemblablement du largage de Saint-Lô en juin 1944). Il est en moins bon état que le précédent car ayant été utilisé pendant les opérations du Débarquement. 80 ans D-Day – 45 46 – 80 ans D-Day que la forme, ont une vocation bien précise : la pédagogie. Si l’Airborne Museum est bien entendu un lieu de mémoire et d’hommage historique, son but est aussi de permettre aux jeunes générations d’appréhender facilement et clairement la teneur des événements qui se sont déroulés là, les enjeux, et aussi l’aspect humain – primordial – des premières heures, des premiers jours après le Débarquement. Pour se faire, le musée se plie aux dernières technologies, avec des bornes tactiles et aussi l’Histopad, une tablette numérique et interactive qui propose huit scènes immersives pour le spectateur-visiteur. L’Histopad c’est aussi une chasse aux reliques et la possibilité de prendre une photo selfie en uniforme de parachutiste, de soldat ou d’infirmière ! Ce dispositif de l’Airborne Museum vous révélera des destins incroyables et vous plongera au cœur de l’action : des photographies inédites, des cartes animées, des extraits de films d’archives exceptionnels et des textes concis, traduits en 6 langues (Français, Anglais, Néerlandais, Allemand, Italien, Espagnol). Il est évident que c’est désormais le moyen de capter l’attention des plus jeunes.
L’ambiance
Quelle que soit l’attente qu’on puisse avoir dans la visite d’un musée dédié au D-Day, l’Airborne Museum saura s’adapter et répondre ainsi à tous les publics. Ce qui explique aussi son succès. ■ Nos remerciements à Hugo Levannier de l’Airborne Museum pour l’aide apportée à la réalisation de cet article. « La force de l’Airborne Museum est de pouvoir s’adapter à tous les publics. » L’on retrouve parmi les éléments exposés des références pour le moins exotiques, et la plupart sont liées à un propriétaire identifié. VISITE / AIRBORNE MUSEUM 80 ans D-Day – 47 Quel est votre rôle à l’Airborne Museum ? Magali Mallet : J’ai en charge le pilotage global de la structure : les RH, les finances et la supervision de la communication. Je m’occupe aussi des grands projets, avec tous les travaux : à chaque fois il faut trouver l’argent, suivre les études, déterminer les entrepreneurs… Comment fonctionne le musée ? Magali Mallet : Il est privé, donc nous avons des subventions d’investissement, mais pas de fonctionnement. Nous avons réussi, pour certains projets, à obtenir parfois des subventions européennes, nationales ou régionales, mais ce n’est pas systématique. Par exemple, pour le bâtiment consacré à l’opération Neptune, nous n’avons rien eu. Côté personnel, à l’année, nous sommes huit personnes qui représentent six temps pleins. Pour la haute saison, nous faisons appel à des renforts saisonniers et nous recevons des stagiaires longue durée. L’Airborne Museum est un des plus anciens musées sur le thème, mais aussi l’un des plus fréquentés… Magali Mallet : La fréquentation est croissante, en 2013 on était à 173 000 visiteurs, en 2023 on a avoisiné les 240 000. Les années « anniversaire » sont spéciales : en 2014, 263 000 visiteurs, en 2019, 251 000. Au mois d’août on est à plus de 50 000. On a la chance d’être un musée en plusieurs pavillons qui permet d’étaler la fréquentation. Quelles sont les nouveautés pour 2024 ? Magali Mallet : En 2024, nous ajoutons un cinquième pavillon, ce sera un bâtiment dédié au planeur Waco – il était à l’étroit dans la rotonde originelle -, 1 100 m2 seront dédiés à ce modèle et son histoire : une salle consacrée au bureau d’études Waco aux USA, pour comprendre la technique et son utilisation avant la Normandie, puis une salle de projection avec des films d’archives, dont une partie se passe dans le cockpit d’un planeur. Une très grande salle avec notre planeur exposé dans un décor fera aussi honneur aux équipages de bord. On trouvera un espace consacré à l’utilisation des planeurs pendant la guerre ailleurs dans le monde, et enfin une salle avec l’histoire du musée pour les 60 ans de la structure avec un film. Le planneur a été à nouveau restauré partiellement au niveau de l’entoilage, grâce à l’intervention de l’Amicale Salis, sur place. Du coup, que devient l’espace originel sans le planeur ? Magali Mallet : Dans le premier musée rénové, nous organisons désormais une exposition sur Sainte-Mère-Eglise sous l’Occupation, sur trois grands thèmes : l’armée allemande d’Occupation, la vie civile pendant l’Occupation, l’entrée en résistance de certains habitants. Arrivée en octobre 2013 pour finaliser le bâtiment Neptune et préparer le 70e anniversaire du D-Day à l’Airborne Museum, Magali Mallet est issue du Tourisme et du marketing touristique. Consultante pendant dix ans pour des collectivités, elle a notamment travaillé sur l’Hermione, et sur le patrimoine fluvial. Après sept ans passés à Manche Tourisme, et avec un attrait personnel pour l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, elle a naturellement pris sa place de Directrice dans ce musée gigantesque… Magali Mallet Directrice de l’Airborne Museum












Cet article est extrait de Nitro Hors-Série n°5, paru le 26/04/2024. Retrouvez tous les numéros sur la page Kiosque.