Restomod · 28 novembre 2025
Ford Galaxie 500 1963
Open Restomod mind FORD GALAXIE 500 1963 Bien connu dans le milieu VW air-cooled, Stéphane, dit le ‘’Flan’’, a passé le difficile cap de ne pas penser uniquement aux VW du soir au matin. Une preuve ? Matez donc son coupé Ford Galaxie 500 1963 et on en reparle après… Texte et photos Kiki D. Bois Restomod FORD GALAXIE 500 1963 SE CHERCHANT U…
Open Restomod mind FORD GALAXIE 500 1963 Bien connu dans le milieu VW air-cooled, Stéphane, dit le ‘’Flan’’, a passé le difficile cap de ne pas penser uniquement aux VW du soir au matin. Une preuve ? Matez donc son coupé Ford Galaxie 500 1963 et on en reparle après… Texte et photos Kiki D. Bois
D’ORIGINE, FLAN TOMBE SUR UNE FORD GALAXIE 500 1963 CHEZ UN REVENDEUR DE L’OHIO. Le style de la nouvelle calandre des modèles Galaxie puise son inspira- tion dans une version inversée du millésime 1960. Les gros feux en tuyère sont un trait esthétique d’une large part des gammes Ford de la première moitié des années 60. Comme toujours aux States, le design de chaque détail est soigné. Les rétroviseurs sont encore dans l’ère du fuselage look… Le moteur V8 FE 390 ci a été restauré mécani- quement avant de l’être esthétiquement avec des petites touches discrètes comme les cache-culbuteurs et le filtre à air striés déga- geant un esprit T-Bird.

S ’impliquer à fond dans un seul et unique courant automobile peut faire qu’à la fin le passionné porte des œillères… Pourtant, la multitude des tendances composant la culture automobile américaine offre une large palette pour goûter à d’autres saveurs orientées west coast dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui. Cruiser dans une VW Cal Look c’est cool pour se rendre chez Eugène ou Bob’s Big Boy à Burbank. Sur place, les fans vous feront un Thumbs Up sympa et spontané même s’ils portent un t-shirt orienté Hot Rod plutôt que VW. Hé oui, ça se passe comme ça là-bas, où l’on apprécie les belles caisses tout simplement. Chez nous la même situation d’un passionné de hot rodding qui déboule dans un rencard VW avec autre chose qu’une auto fabriquée à Wolfsburg essuierait dans la majorité des cas des regards vides de toute passion du genre ‘’keskilfoula’’ celui-là ! Autres pays autres mœurs ! VW ADDICT MAIS PAS QUE… Heureusement, Stéphane surnommé le ‘’Flan’’, est bien plus ouvert d’esprit que la majorité des ‘Vévéistes qui arrivent à penser que la VW est née en Californie et non en Allemagne ! Autre pays autres mœurs bis repetita, et d’ajouter « There’s life after EMPI » ! Pour en revenir à Stéphane, l’envie de modifier tout ce qui lui passe entre les mains a débuté dès l’âge de faire du vélo sans les roulettes arrière ! Son parcours débute en 1982 dès l’obtention de son permis de conduire avec une première VW traitée Cal Look. Depuis, il en a possédé plusieurs, dont un fourgon split tôlé 1960 et un splendide VW 181 off road ayant reçu les honneurs de la presse spécialisée. Profitant à fond du mouvement VW avec son club VW le DNH, Stéphane a quand même le souhait de goûter à autre chose que de checker le niveau d’huile de son véhicule par l’arrière. Avec ses influences automobilistiques, l’envie de rouler dans une caisse US le taraude jusqu’au jour où il se décide enfin à cocher cette case dans sa must do list. LE DÉCLIC Après la vente de son Combi 1960 qui coule désormais des jours heureux à… Wichita dans le Kansas, Flan a enfin le budget nécessaire pour réaliser son souhait de cruiser au son du glougloutement d’un V8. Oui mais voilà, quel modèle choisir ? Notre ami a toujours aimé le modèle Ford Galaxie pour son passé glorieux en Nascar. Dans la première moitié des sixties, la Ford Motor Company joue les premiers rôles avant que la deuxième évolution du moteur Chrysler Hemi des années 50 ne fasse sa réapparition en 1964 avec une nouvelle cylindrée qui deviendra mythique pour les amateurs de performance, 426 ci. L’arrivée de cette motorisation va changer la donne en Nascar mais aussi dans d’autres catégories comme en drag. Parmi les millésimes de Ford Galaxie, la version 1963 est celle qui capte l’attention Avec le léger rake, la Galaxie pointe ses gros feux ronds vers le ciel tandis que la coupe du toit f açon cabriolet interroge.
de notre fan de VW. Mais attention pas n’importe quel modèle non plus. Afin d’être encore plus compétitif en NASCAR, les designers de chez Ford se penche pour la première fois sur l’aérodynamique. Il en résulte une nouvelle version du coupé avec cette fois-ci un toit fastback à partir de juin 1963. C’est justement la fluidité de la ligne de ce toit qui séduit Stéphane. Le champ d’investigation est désormais validé. Se cherchant une version d’origine, Flan tombe sur une Ford Galaxie 500 1963 chez un revendeur de l’Ohio. Nous sommes alors en février 2020 et les évènements du COVID vont retarder son arrivée en Europe. Ce n’est que le 30 mai 2020 que notre ami peut enfin s’assoir au volant de son nouveau jouet. La Ford est tout de noir vêtu avec sa peinture Raven Black et son intérieur vinyl coordonné. L’auto n’ayant pas roulé depuis plus de dix ans, Stéphane commence par une fiabilisation en règle de l’engin. Cela comprend la réfection du moteur V8 FE 390 ci qui fonctionnait bien mais qui fuyait de partout, tout comme le pont et la boîte de vitesses automatique. Bien que le moteur fût équipé de ses trois carbus double corps Holley, cette option est remplacée par un kit d’admission Edelbrock comprenant la pipe Performer RPM et un carbu Edelbrock 650 cfm ASV2 bien plus adapté à une conduite en mode cruising. Comme souvent, le système de freinage qui n’aime pas non plus les longues périodes d’immobilisation, est restauré dans son intégralité. DÉRAPAGE CONTRÔLÉ… Après une petite utilisation en mode ‘’collectionneur’’, les diables de la personnalisation reviennent au galop avec une approche vévéiste quasi Resto-Cal pour la Galaxie qui n’en demandait pas tant. Dans le milieu US, on parle plutôt d’approche Restomod mais l’esprit est le même. Pour avoir une caisse cool, il faut déjà qu’elle en ait l’attitude au sol. Pour cela, Flan se penche sur les trains avant et arrière. Au programme des recettes simples et éprouvées depuis des décennies. On trouve donc des combinés filetés QA1 à l’avant et des simples cales entre le pont et les lames arrière pour apporter ce petit rake qui fait toute la différence. L’effet est renforcé naturellement par les gros feux arrière ronds en forme de tuyères de réacteur distillant une lumière rouge incandescente pointée vers le ciel à la nuit tombée. Question look, notre passionné joue la carte de la sobriété avec des jantes fat lip Ridler 650 en grand diamètre en finition noir satiné pour matcher avec la teinte dominante. Pour profiter au maximum de sa voiture dans de bonnes conditions, Stéphane fait appel à Aurélie de Doe’s Sellerie pour l’aménagement intérieur de son gros coupé Fomoco. Avec leurs yeux experts dans l’approche custom au sens noble du terme, le duo tombe d’accord pour un style réactualisé de la sellerie d’origine. Piochant dans son catalogue de fournisseurs, Aurélie joue alors sur les textures et les matières pour arriver à un résultat très moderne tout en gardant l’esprit sixties. Alors que les baguettes d’origine sont thermo-moulées sur le vinyl des panneaux de porte, des nouvelles baguettes en alu poli découpées au laser apportent ce petit plus qui fait la différence. Pendant que les sièges se font refaire une beauté, Stéphane se focalise sur le tableau de bord qui reçoit de nouveaux boutons. Dans la manœuvre, certaines parties en tôle du tableau de bord sont repeintes en noir. Les premiers tours de roue du coupé Galaxie 500 dans cette nouvelle configuration donnent le frisson au Flan qui peut se rendre compte que l’expression ‘’Qu’importe le flacon !’’, n’est pas une expression vaine. Et ce n'est pas son pote Fabrice au volant de sa splendide Galaxie 1964 bleue présentée il y a quelques numéros dans ces mêmes pages qui nous contredira… Apparues au mois de juin 1963, les versions fastback étaient destinées à aligner des autos compétitives aérodynamiquement sur les Super Speedway de la NASCAR. C’est pour cela qu’offi- ciellement, on parle de millésime 1963 ½.

COOL, IL FAUT DÉJÀ QU’ELLE EN AIT L’ATTITUDE AU SOL. La majorité des planches de bords des caisses US des années 60 est un pur bonheur pour les yeux. Celle de la Ford Galaxie 1963 n’échappe pas à la règle avec une profusion de chromes. Le côté moderne de la sellerie est renforcé avec les profilés des panneaux de portes découpés au laser. Réalisées de main de maitre par Auré- lie de Doe’s Selle- rie, les banquette arborent désormais un look beaucoup plus actuel avec l’emploi de tissus plus modernes. Seul un discret compte-tours AutoMe- ter linéaire placé sous les commandes de chauffage, déroge à l’origine dans cette partie de l’auto. Passionné de VW depuis toujours, Stéphane dit ‘’Flan’’ se repose de temps en temps du son des katraplas pour celui plus feutré du V8 390 ci de sa Ford Galaxie 500 1963.







Cet article est extrait de Nitro #336, paru le 06/11/2025. Retrouvez tous les numéros sur la page Kiosque.